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Le groupe Etat Islamique avait préparé ce qu'il appelle le retour au désert

Un combattant kurde près de Raqqa.

Un combattant kurde près de Raqqa. - AFP

Alors que le Premier ministre irakien a annoncé la fin de la guerre contre Daesh, celui-ci est-il vraiment définitivement vaincu?

Trois ans de lutte, une victoire, celle sur le groupe Etat islamique en Irak. C'est le Premier ministre, Haider al-Abadi, qui l'annonce : la fin de la guerre contre Daesh. Plus aucune ville, plus aucun village contrôlé par les jidhadistes.

En 2014 ils s'étaient emparé du tiers du territoire, proclamant un "califat" à cheval sur ce pays et le voisin, la Syrie. Pour triompher il aura fallu l'appui de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis et son déluge de feu sur les terroristes. Des milliers d'extrémistes éliminés, capturés.

"Il va repasser à des actions de plus faible ampleur"

Pour autant, les jihadistes sont toujours capables d'agir selon Alain Rodier, chercheur spécialiste du terrorisme, directeur de recherche auprès du centre français de recherche sur le renseignement. "Le groupe Etat Islamique avait préparé ce qu'il appelle le retour au désert. Avec des caches d'armes et des réseaux prêts à passer à l'action. Il y a énormément de villages, de petits bourgs, qui ne lui sont pas défavorables. Et il va repasser à des actions de plus faible ampleur, mais des actions de guérilla et des actions terroristes. Donc il est prêt à mener cette guerre de clandestinité je dirais classique".

Pierre Pillet (avec A.M.)