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"Nous sommes en territoire inconnu": la situation continue d'empirer en Australie à cause des incendies

Samedi, les températures ont dépassé les quarante degrés ce qui a aggravé encore les feux de forêt. A Sydney, le mercure a grimpé jusqu'à 48,9 degrés. La ville le plus peuplée d'Australie est d'ailleurs menacée d'être coupée de courant en raison de la destruction par les feux de postes électriques.

"Un report de l'US Open de Tennis doit être envisageable". Ce sont les mots de Novak Djokovic, numéro 2 mondial, alors que de gigantesques incendies touchent actuellement l’Australie.

Un 24e décès a été enregistré samedi, l'une des pires journées depuis le début de ces incendies en septembre. Plus de 100.000 personnes ont reçu l'ordre d'évacuer, notamment dans le Sud-Est du pays, une zone complètement dévastée.

Les images sont à la fois impressionnantes et dramatiques. Un ciel qui prend la couleur du feu, complètement orange. Une fumée épaisse qui empêche de voir le soleil. Des cendres qui retombent au sol. Et donc, toujours, ces flammes gigantesques qui ravagent tout sur leur passage. Plus de 100.000 personnes évacuées, donc, dont cette femme, au bord des larmes.

"Mon voisin est resté pour sauver sa maison. Il m’a appelé ce matin pour me dire que la mienne était détruite", confie-t-elle.

Deux zones en État d'urgence

Des maisons détruites, il y en a plusieurs centaines dans le Sud-Est du pays. "Nous sommes en territoire inconnu", explique la Première ministre de l'un des États de la région. Et si ce dimanche a offert un léger répit, la situation est loin d'être maîtrisée. Andrew Crisp est l'un des responsables des secours.

"A l’heure où je vous parle, rien que dans cet État, il y a encore 48 incendies en cours on a perdu 900.000 hectares de végétations, on a encore deux zones en état d’urgence dans une partie du sud-est et globalement on diffuse des consignes de sécurité dans tout l’est de l’État", explique-t-il. 

Mais l'inquiétude, la panique semble même gagner les plus hautes sphères de l'Etat. le Premier ministre, par exemple, avait oublié de prévenir le chef des pompiers qu'il mobilisait 3000 réservistes de l'armée pour les aider. Ce dernier l’a appris par les médias.

Martin Bourdin avec Guillaume Descours