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L’arbitrage vidéo à la Coupe du monde, une bonne nouvelle? Ça fait débat sur RMC

Après une expérimentation conduite sur un millier de matches dans une vingtaine de compétitions différentes, l’assistance vidéo à l’arbitrage sera officiellement utilisé pour ce Mondial en Russie.

Le système de visionnage vidéo a été installé et sera prêt pour le match d’ouverture entre la Russie et l’Arabie Saoudite. Dans une salle, des dizaines d’écrans reliés par fibre optique à tous les stades du Mondial. Les terrains sont filmés sous tous les angles. Rien ne pourra échapper à l’œil des arbitres. Car ce sont bien 13 arbitres qui officieront derrière les écrans, en plus des 35 sifflets sélectionnés pour arbitrer sur le terrain.

Une nouvelle façon de travailler, essentielle et incontournable pour Gianni Infantino, le président de la FIFA: "Nous ne pouvons plus accepter qu'en 2018, tout le monde puisse constater en quelques secondes chez soi ou dans le stade avec son téléphone si l'arbitre a commis une erreur ou non. Ce sont des êtres humains, ils peuvent faire des erreurs. Le temps est venu de changer le système d'arbitrage et je pense que ce sera une grande réussite pour le football".

L'interprétation de l'arbitre prévaut

Seules 4 situations très précises pourront entraîner l’utilisation de la vidéo: la validation d’un but, l’attribution d’un penalty, un carton rouge direct ou encore pour identifier un joueur sanctionné. Dans tous les cas, s’il y a un doute, c’est l’interprétation de l’arbitre qui prévaut. La vidéo n’est là qu’en soutien.

Lors des matchs tests, on a constaté en moyenne 5 recours à la vidéo sur les 90 minutes de jeu. A chaque fois il faut compter une minute d'interruption, ça casse le rythme, ça gâche le spectacle disent certains. Mais la fiabilité des décisions arbitrales passe de 93% à 98% avec la vidéo.

En Russie, des écrans ont été installés dans les stades pour informer les spectateurs des résultats de l’arbitrage vidéo. Pour qu’il y ait le moins de contestation possible, ni dans les tribunes, ni sur le terrain.

Matthieu Rouault (avec P.B.)