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"100 ans de la radio": Jean-Jacques Bourdin et Jano Resseguié dévoilent leurs souvenirs d'auditeurs sur RMC

A l'occasion des 100 ans de la radio, RMC propose une émission spéciale avec Jean-Jacques Bourdin, Vincent Moscato et Jano Resseguié dans "Neumann\/Lechypre".

Ce sont des visages mais surtout des voix de RMC. Jean Rességuié pour le sport, Jean-Jacques Bourdin pour l’info. Depuis des années, ils accompagnent presque tous les jours les auditeurs de RMC. 

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Mais eux aussi sont des auditeurs de la radio. A l’occasion des 100 de la radio ils se sont remémorés dans l’émission "Neumann/Lechypre", leurs meilleurs souvenirs en tant qu’auditeur. 

Pour Jean Rességuié, c’était déjà sur RMC.

“Moi je suis bercé par Radio Monte-Carlo. Je suis originaire du sud-ouest, donc il y avait un petit peu de sud radio ou de radio Andorre et surtout Radio Monte-Carlo. Donc mes souvenirs c’est quand j’ai 13 ans et que j’écoute le parcours des verts de Saint-Etienne et puis quelques années après je me retrouve à faire une émission avec le capitaine de cette fameuse équipe. En 1978 Didier Beaune qui raconte le parcours de Bastia et puis je me retrouve à commenter la finale de l’Euro 2000 avec lui. Je suis un privilégié. Mon parcours est complètement atypique et je suis tellement heureux d’être là encore et de pouvoir faire partager cette passion aux auditeurs”, indique-t-il. 

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Le récit d'Aberfan

Jean-Jacques Bourdin, lui aussi a été bercé par Radio Monte-Carlo, lui le Gardois comme il le revendique. Cependant lui affirme avoir un souvenir de radio qui l’a profondément marqué et qu’il n’oubliera jamais. 

“Un soir sur RTL, à l’époque il s’était produit une catastrophe au Pays-de-Galles à Aberfan où un terril était tombé sur une école. C’était effroyable. Et à l’époque, Jean Farran dirigeait la radio et avait eu l’idée assez géniale d’envoyer un reporter avec un écrivain sur le terrain.
Et donc le présentateur donne la parole au reporter sur place qui était avec un conteur qui s’appelle Jean-Pierre Chabrolle qui était Cévenol comme moi. Il devait faire deux-trois minutes. Et quand il commence à raconter le drame, la région, la façon de vivre des habitants, l’atmosphère, ça a duré 35 minutes. Et alors que le journal devait durer 20 minutes, personne ne l’a interrompu. C’était extraordinaire”, appuie-t-il. 

Autre souvenir du présentateur de l’Interview politique, les échanges qu’il a pu avoir avec les auditeurs pendant tant d’années. Il se remémore aussi le jour où il est venu en aide à un homme suicidaire. 

“J’étais chez moi, il était 22 heures. J’ai le commandant des sapeurs-pompiers qui m’appelle. Il y a avec quelqu’un qui était sur un toit, qui voulait se suicider et il voulait me parler avant de sauter.

Le pompier qui était à côté de lui sur le toit lui a tendu son téléphone portable et on a discuté pendant plus d’une heure et finalement il a décidé de ne pas sauter. Je l’ai revu après. Et ça c’est parce qu’il m’avait écouté à la radio et qu’il savait que j’étais là, avec lui, tous les jours”, indique-t-il.

Guillaume Descours