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Johnny Hallyday "le menteur": Netflix dépeint l'idole des jeunes dans ses excès

Un nouveau documentaire Netflix raconte l'histoire de Johnny Hallyday dans ses excès, de l'alcool à la drogue en passant par ses mensonges.

"Johnny par Johnny", c’est le titre de cette série documentaire en cinq épisodes disponible sur la plateforme Netflix. Elle est essentiellement construite sur des archives et sur les interviews d’époque de Johnny Hallyday qui au début de sa carrière, se confiait beaucoup et de façon très cash face aux caméras.

Et l’on découvre ainsi par exemple "Johnny le menteur". "Johnny le menteur", c’est celui qui dès le début de sa carrière fait croire qu’il est Américain, né dans une ferme du Texas, et fils d’un cow-boy.

Plus tard Johnny se défend, "je ne l’ai pas inventé, j’ai laissé dire". Mais il reconnaît être un menteur: "C’est un vice, j'adore ça".

Le documentaire décortique un de ses gros mensonges celui de sa rencontre avec son idole Elvis Presley qu’il a souvent détaillé : comment il est allé le voir à Las Vegas, qu’ils se sont parlés, que Johnny était très ému. Tout cela a été entièrement inventé. Johnny n’a jamais croisé Elvis.

Cocaïne, alcool, roulette russe... les excès de Johnny

La face sombre, l’alcool, la drogue, la violence. Une tentative de suicide après la naissance de son premier fils. Une relation méconnue avec une chanteuse canadienne Nanette Workman, avec qui il faisait des concours de celui qui prendrait la plus grosse ligne de cocaïne et avec qui il jouait à la roulette russe avec une vraie balle dans le barillet.

Le chanteur Pascal Obispo raconte l’avoir vu à poil dans un jardin avec un flingue sur la tempe. Obispo précise: il pouvait devenir très agressif après la deuxième bouteille.

Mais c’est surtout Adeline Blondieau, sa troisième femme, qui témoigne des démons qui agitaient la star. Celle qui l’a épousé alors qu’elle avait 18 ans, raconte celui qui faisait des cauchemars, à qui il fallait tenir la main: "Il voulait que l’on meure ensemble". "Je me suis une fois jetée par la fenêtre, il m’a rattrapée par les cheveux".

Et elle explique: "Je me suis mise à boire pour pouvoir le comprendre". Il y a encore beaucoup à apprendre sur celui qui chantait “Noir c’est noir”…

Nicolas Poincaré