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"Une Miss France transgenre, ça ne doit pas être un sujet", estime Alexia Laroche-Joubert

Alexia Laroche-Joubert, la nouvelle PDG de la société Miss France et aussi productrice de l’émission, était accompagnée de Cindy Fabre, la nouvelle directrice du Comité, pour répondre aux questions de Matthieu Rouault au cours de la Matinale WeekEnd sur RMC.

Une 93ème édition de Miss France, et du renouveau à tous les étages de la fusée des Miss! Pour ce nouvel épisode du concours historique, l’heure du changement a sonné. La présidente directrice générale de la société Miss France, Alexia Laroche-Joubert, explique au micro de Matthieu Rouault avoir “toujours été soit en avance, soit au cœur de la société. Et cela est en totale adéquation avec Miss France qui a toujours fait changer son règlement. Il s’avère que j’ai repris la société il y a un an. Donc j’ai surtout observé, avant de vouloir changer des choses”.

Désormais, l’élection de Miss France se veut éminemment plus ouverte. De multiples critères ont effectivement été élargis afin de pouvoir donner une chance à plus de femmes.

Le concours est désormais ouvert aux femmes majeures sans limite d’âge, ainsi qu’aux femmes mariées avec ou sans enfant, ce qui n’était pas le cas dans le passé. Aussi, les tatouages visibles sont maintenant acceptés. Enfin, les candidatures de femmes transgenres sont aussi recevables. Un point sur lequel s’est attardée Alexia Laroche-Joubert lors de son échange avec Matthieu Rouault.

“En l'occurrence sur les transgenres, le règlement ne l’interdisait pas précédemment. Cela a toujours existé. Donc on ne sait pas, au moment où je vous parle, s’il y a déjà eu des femmes transgenres”, a rappelé la PDG de la société Miss France.

Et aux yeux d’Alexia Laroche-Joubert, l’ancienne productrice et directrice de la StarAcademy, la question de voir une femme trangenre participer à l’éclection de Miss France “n’est pas un sujet, ça ne doit pas le devenir. Je trouve ça irrespectueux par rapport à ces femmes qui ont fait ce choix de devenir femme, qui quelques fois restent extrêmement discrètes là-dessus. Dans un sens d’équité, c’est comme si on mettait un projecteur sur ces femmes-là. Mais il n’y a pas de raison pour cela, nous sommes dans un concours où tout le monde doit respecter une équité”.

“Ce qui est important, c’est que ce sont 30 femmes qui vont concourir. Chacune avec ses spécificités, avec ses singularités. Ce n’est pas le rôle de la société Miss France que d’aller voir dans les culottes des jeunes femmes dans la mesure où elles répondent aux critères qui sont d’être civilement une femme”, a vivement souligné Alexia Laroche-Joubert.

Et pour ce qui sont des critiques envers un côté “ringard” ou "archaïque" évoqué par certains détracteurs? La présidente de Miss France fustige : “c’est mal connaître le programme, c’est probablement ne pas le regarder non plus, et c’est méprisant par rapport aux jeunes femmes qui vont défiler et qui ont choisi d’y participer”.

Autre changement majeur pour les participantes au concours de beauté national, la mise en place de contrats de travail pour chacune de ces prétendantes au titre de Miss France. Pour Alexia Laroche-Joubert, qui parle cette fois-ci en tant que productrice de l’émission via la société ALP Production, il semblait naturel de faire ce changement administratif au plus vite.

“En tant que productrice, je les convoque au même titre que les ingénieurs du son ou les cadreurs à un horaire précis, et je leur donne des instructions. Donc à ce moment-là nous rentrons dans le cadre d’un contrat de travail, un lien de subordination”, argumente Alexia Laroche-Joubert.

La grande première de Cindy Fabre

Pour cette nouvelle édition du concours, un show exceptionnel est attendu sur scène autour du thème du cinéma. D’ailleurs, la tenante du titre, Diane Leyre, sera présente ce samedi soir dès le tableau d’ouverture consacré à Titanic.

Sur scène, d’ailleurs, un visage connu des aficionados du concours fera son retour. Cindy Fabre, élue Miss France en 2005, sera officiellement intronisée comme remplaçante de Sylvie Tellier.

Une grande première que Cindy Fabre aborde avec “confiance et sérénité”. Elle explique cette assurance par le fait d’avoir été élue en 2005, “qui permet de pouvoir appréhender ce programme avec toute la sérénité nécessaire”.

“(...) C’est un exercice nouveau. Je découvre également la production, j’ai la chance de pouvoir assister aux répétitions et aux entraînements en amont, et donc de pouvoir aussi découvrir toute cette mécanique qui est assez importante pour délivrer un prime exceptionnel”, raconte Cindy Fabre.

L’émission bénéficiera d’ailleurs d’un jury aux grands noms pour évaluer la beauté, l’élégance et l’éloquence de chaque candidate cette année. Seront notamment présents Francis Huster, le président du jury, mais aussi la double championne olympique de judo Clarisse Agbegnenou, Marine Lorphelin, Kendji Girac ou bien encore Arnaud Ducret.

Des noms qui devraient attirer aussi du public et donc de l’audience. Avec un score avoisinant les 7 millions de téléspectateurs en 2021, Alexia Laroche-Joubert le rappelle : “avec Les Enfoirés, nous sommes le plus gros succès de la télévision française. C’est un énorme prime, c’est une soirée événementielle, qui en plus d’une certaine façon pour les familles le début des fêtes de Noël”. Et de conclure, “on espère toujours rassembler le maximum de personnes”.

A.L.