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Acte 5 des gilets jaunes: les policiers préviennent que l'épuisement est là

Le gouvernement appelle à ne pas manifester ce samedi après l'attentat de Strasbourg pour ne pas trop mettre à contribution les forces de l'ordre mobilisées depuis plusieurs semaines.

Le gouvernement n'a "à ce stade pas décidé d'interdire les manifestations" des "gilets jaunes" qui se tiendront samedi, mais les appelle à être "raisonnables" après l'attentat de Strasbourg et à "ne pas manifester", a indiqué jeudi son porte-parole Benjamin Griveaux.

Car les policiers déjà mobilisés depuis quelques semaines constamment à fatiguer. "Seulement là, avec toutes ces manifestations, on est constamment à cran pour samedi. La priorité, ça va être les gilets jaunes dans la journée et là, on rajoute la menace terroriste. Il y a plusieurs risques en même temps, ça rend les choses compliquées. Pour l'instant, c'est encore gérable. Ma vie personnelle est un peu en stand-by, mais ça fait partie du jeu. Je n'ai jamais entendu des soldats se plaindre de se faire tirer dessus quand ils sont en opération extérieure, pour moi ça fait partie de notre travail", estime Anthony, policier à la BAC de Paris.

"Parfois ils ont un jour de repos, parfois non"

Une inquiétude partagée par David Michaud, délégué UNSA Police:

"A peine les collègues rentrent de mission, ils ont un jour de repos, parfois même pas, et ils enchaînent sur une autre mission. Il y aura des collègues présents samedi, mais l'épuisement est là".

Le match entre Guingamp et Rennes a été reporté "en raison de l'actualité et de l'affectation des forces de l'ordre sur d'autres missions", a annoncé jeudi la Ligue de football professionnel (LFP). Quatre autres matches prévus ce week-end ont déjà été reportés: Nice-Saint-Etienne prévu vendredi, Nantes-Montpellier et Caen-Toulouse prévus samedi, et Marseille-Bordeaux prévu dimanche.

P.B.