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Affaire Penelope Fillon: à Montargis (Loiret), "on est complètement désemparés, perdus"

Ce mardi, François Fillon rencontre les parlementaires, qui viennent de passer le week-end dans leur circonscription, et qui ont dû faire face aux électeurs. C'était notamment le cas de Jean-Pierre Door, député-maire LR de Montargis dans le Loiret où l'ancien Premier ministre avait fait 70% des voix au second tour de la primaire à droite. Mais, depuis les révélations du Canard enchaîné, ces militants se posent beaucoup de questions.

Ce week-end, le député-maire (LR) de Montargis (Loiret), Jean-Pierre Door, s'est rendu dans sa circonscription. Alors que depuis deux semaines, François Fillon est embourbé dans les affaires, l'élu voulait prendre la température sur le terrain, voir comment les électeurs d'hier (François Fillon avait recueilli 70% des suffrages au second tour de la primaire à droite) accueillaient les révélations de ces derniers jours. Pour cela, il s'est rendu sur le marché et n'a pu que constater que les sympathisants de François Fillon semblaient désorientés.

"On est complètement désemparés, orphelins", confient, en riant jaune, Claude et Arlette, un couple de retraités. Alors que le candidat de la droite avait fait de l'exemplarité un argument de campagne, pour Hélène c'est donc la douche froide: "On est perdus à cause de toutes leurs histoires de fric! Est-ce qu'il est vraiment franc ou est-ce qu'il nous ment? C'est ça qu'on voudrait savoir".

"Je suis très déçu"

Suite aux révélations du Canard enchaîné, Alain ne se cache plus: désormais il est tenté par l'extrême droite ou l'abstention. "Si je dois aller voter, malheureusement je pense que je me dirigerais un peu plus vers les extrêmes. Ou peut-être que je ne me déplacerai même pas. Je ne sais pas encore… Je suis très déçu…"

Si Jean-Pierre Door affiche sa solidarité envers François Fillon, il n'est pour autant pas dupe: selon lui, si celui-ci maintient sa candidature, la droite risque de ne pas être au second tour de l'élection présidentielle. "Il ne va pas sacrifier toute une famille politique, espère-t-il. On avait un boulevard. L'électorat semblait très favorable aux Républicains mais aujourd'hui le peuple est sidéré. Les électeurs nous demandent des explications. Ce qu'ils veulent c'est qu'on s'en sorte le plus vite possible". Car le temps presse. Il ne reste plus que deux mois et demi avant la présidentielle.

M.R avec Cécile Costes