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Attaque à Paris: ce que l'on sait du parcours du tireur avant son passage à l'acte

Vendredi, un homme de 69 ans a ouvert le feu dans la rue d'Enghien dans le 10e arrondissement à Paris. Il a tué trois personnes et blessé trois autres. Parmi les victimes, une majorité sont de nationalité turque alors que le suspect a confié au cours de sa garde à vue avoir une "haine des étrangers".

Le sexagénaire suspecté d'avoir tué au moins trois personnes et en avoir blessé trois autres dans le 10e arrondissement vendredi a été replacé en garde à vue dimanche après-midi. L'homme avait dû être conduit à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police, du fait de son état de santé samedi. Mais dimanche soir, les experts-psychiatres ont jugé son état psychologique compatible avec la suite des interrogatoires.

Pendant sa garde à vue, il a reconnu une "haine des étrangers pathologique". Vendredi matin, un peu avant 7h, il se rend d'abord à Saint-Denis, avec son arme, selon la procureure de Paris. Un Colt 45 acquis il y a quatre ans, en toute illégalité. Son but était de tuer des étrangers avant de se suicider avec la dernière balle de son pistolet. Mais à cette heure matinale, les rues sont vides.

Un solitaire qui en voulait "aux migrants"

Il choisit alors de rentrer chez ses parents, et de retenter plus tard. A la mi-journée, il ressort donc, cette fois-ci rue d'Enghien dans le 10e arrondissement, où il sait que de nombreux kurdes vivent. Trois personnes meurent touchées par ses tirs, trois autres sont blessées. Sur les six victimes, cinq sont de nationalité turque.

Face aux enquêteurs pendant sa garde à vue, l'homme de 69 ans annonce en vouloir "à tous les migrants" depuis un cambriolage chez lui, en 2016. Il est décrit comme solitaire par ses proches, et venait de sortir de prison.

Lucile Pascanet avec Guillaume Descours