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Attentat déjoué à Montpellier: "Ma fille est innocente, je reste là pour elle"

Sarah, une adolescente de 16 ans, est soupçonnée d'avoir préparé un projet d'attentat imminent sur le sol français.

Sarah, une adolescente de 16 ans, est soupçonnée d'avoir préparé un projet d'attentat imminent sur le sol français. - PASCAL GUYOT / AFP

L’adolescente de 16 ans interpellée vendredi avec trois autres personnes dans la région de Montpellier avait prêté allégeance à Daesh il y a peu de temps. Pour autant, sa mère clame son innocence au micro de RMC.

Un coup de filet antiterroriste a eu lieu vendredi à Montpellier, Clapiers et Marseillan. Permettant l’interpellation de trois hommes et d’une femme, tous soupçonnés de préparer un projet d’attentat imminent sur le sol français. Trois d’entre eux ont été transférés samedi soir vers la région parisienne pour être entendus par les services antiterroristes à Levallois-Perret. Parmi eux se trouve Sarah, une adolescente âgée de 16 ans.

La jeune fille, qui avait prêté allégeance au groupe Etat islamique dans une vidéo sur les réseaux sociaux, devait notamment se marier avec l’un des suspects, surnommé "le chimiste". Après la mort de son futur mari, elle devait se rendre en Syrie, où elle aurait prise en charge grâce à son statut de veuve martyr. Pour la mère de Sarah, qui a témoigné au micro de RMC, le responsable n’est autre que son compagnon, qui les a "tous manipulé".

"Ma fille est innocente des accusations qu’on lui porte", a clamé la mère de famille. 

"Je suis combative, je reste là pour elle et je resterai jusqu’à ce qu’elle revienne à la maison", a-t-elle poursuivi.

Un mentor connu des services de police

L'adolescente de 16 ans avait exprimé la volonté de partir en zone syro-irakienne ou sinon de frapper la France. L'un de ses mentors était un des objectifs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Il était connu des services spécialisés qui l'avaient identifié fin 2015 parce qu'il semblait chercher à se rendre en zone irako-syrienne, où l'organisation jihadiste Etat islamique (EI) s'est établie.

Selon les premiers éléments des investigations, cet homme de 20 ans projetait de "se faire exploser", selon des sources policières. 

Dans l'appartement où il a été arrêté, à Clapiers, à la périphérie de Montpellier, les enquêteurs ont découvert 71 grammes de TATP, ainsi que des notes manuscrites pour en fabriquer et les composants ou le matériel nécessaire.

J.Breon avec Jean-Wilfrid Forquès