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Besançon: un faux dermatologue soupçonné de cinq viols et sept agressions sexuelles

Une voiture de police (photo d'illustration)

Une voiture de police (photo d'illustration) - CHARLY TRIBALLEAU / AFP

A Besançon, un faux dermatologue est soupçonné de cinq viols et sept agressions sexuelles sur des patientes;

Un homme d'une quarantaine d'années qui s'était fait passer pour un dermatologue dans le cabinet de son frère à Besançon, est soupçonné d'avoir violé cinq patientes et d'en avoir agressé sexuellement sept autres, a-t-on appris ce vendredi auprès du parquet. L'homme, qui pratiquait des épilations au laser dans le cabinet de dermatologie de son frère, avait dans un premier temps été mis en examen en novembre 2021 pour un viol et une agression sexuelle, faits qu'il avait contestés catégoriquement.

Le frère du suspect, quant à lui vrai dermatologue, avait été brièvement placé en garde à vue au début de l'enquête, avant d'être rapidement et totalement mis hors de cause. Depuis, le dossier a pris de l'ampleur, grâce notamment à un appel à témoins qui a permis d'identifier dix nouvelles victimes présumées, portant leur nombre à douze au total.

Devant la cour criminelle du Doubs en 2023

Selon le quotidien régional L'Est Républicain, le suspect assure que les patientes étaient toutes consentantes. Il se présentait auprès d'elles comme dermatologue alors qu'il était seulement titulaire d'un diplôme de médecine esthétique, cursus que cet ancien graphiste et menuisier n'avait pas bouclé lorsqu'il a commencé à exercer.

Le quadragénaire, qui est libre sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer, devrait comparaître l'an prochain devant la cour criminelle du Doubs, dispositif expérimental formé de magistrats professionnels et chargé de juger les crimes punis entre 15 à 20 ans de réclusion, selon le procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux.

Ces cours criminelles sont actuellement expérimentées dans quinze départements, dont le Doubs ne fait pas partie, mais elles "seront généralisées "au 1er janvier 2023 (...) à toute la France", a rappelé Etienne Manteaux.

LP avec AFP