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Bois d'Arcy: une surveillante faisait entrer des marchandises, dont du cannabis, dans la prison

Le trafic avait lieu dans la maison d'arrêt de Bois-d'Arcy (Yvelines).

Le trafic avait lieu dans la maison d'arrêt de Bois-d'Arcy (Yvelines). - KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Une surveillante de 23 ans a été jugée pour avoir fait entrer illégalement des marchandises au sein de la prison dans laquelle elle travaillait. Elle a dit avoir besoin de cet argent pour payer une PMA avec sa compagne. Un argument qui ne tient pas, car cet acte lui est entièrement remboursé.

C'est un contrôle de voiture banal qui a révélé le trafic. Au début du mois d'août 2021, la police stoppe un véhicule aux Mureaux (Yvelines). À l'intérieur, les forces de l'ordre découvrent du cannabis, mais aussi des objets bien emballés pouvant être jeté au-dessus d'un mur de prison, comme indiqué par 78actu.

Rapidement, les policiers font le lien avec une surveillante de prison de 23 ans, grâce à l'exploitation d'un téléphone. Le système qu'elle a mis en place est bien rodé: une personne se rend chez elle, à Poissy, et y dépose les marchandises telles que de la viande, du parfum ou encore du cannabis. La surveillante les transmet ensuite, pour 150 euros, à un détenu qui lui-même le remet aux acheteurs, à la maison d'arrêt de Bois d'Arcy (Yvelines).

Une fausse excuse

À la barre, la jeune femme explique que l'objectif était de pouvoir financer une PMA (procréation médicalement assistée) avec sa conjointe, elle aussi surveillante pénitentiaire. Problème: sa compagne a obtenu un certificat médical et sa PMA est entièrement prise en charge par la Sécurité sociale.

Les sommes gagnées ne sont pas élevées, à peine 4.000 euros, mais cela leur a permis de se payer des manucures, un téléphone ou encore un ordinateur.

Finalement, la jeune femme a été condamnée à 4 ans de prison dont trois ans ferme. Sa compagne, qui était au courant du traffic, a écopé de 6 mois de prison avec sursis et 500 euros d'amende. Enfin, cinq autres personnes, les consommateurs et intermédiaires, ont été condamnées à des peines allant de 6 mois de prison avec sursis à 30 mois de prison ferme.

Lucile Pascanet