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Élèves traumatisés, pétition des parents... des tirs de chasseurs créent la panique dans une école

Des élèves d'une école primaire d'Amiens ont été mis en sécurité ce mardi, après des tirs de chasseurs dans les champs en bordure de l'établissement. Les parents veulent lancer une pétition, alors que les chasseurs pointent la surréaction des enseignants.

La journée de mardi a été agitée à l'école des Violettes, à Amiens. Les 150 élèves de cette école primaire ont dû être mis à l’abri parce que des chasseurs tiraient à proximité de l’école, située au bord des champs et très paisible d’ordinaire, ont été mis en sécurité.

Pas la première fois

En pleine récréation, vers 10h30, les enfants ont soudain eu peur en entendant des tirs des chasseurs étaient là, juste à côté. Les élèves les voyaient à travers le grillage de l’école. Aussitôt, les enseignants ont appliqué le protocole.

Tous les élèves ont été mis à l’abri, en sécurité dans l’établissement, et la police a été alertée. Une affaire qui provoque la colère des parents qui veulent lancer une pétition, disent-ils à nos confrères du Courrier Picard, parce que ce n’est pas la première fois que cela arrive, d’après une mère d’élève.

Des enfants choqués

La Préfecture de la Somme nous confirme que l’affaire a été prise très au sérieux et que la police est intervenue. Le problème, c’est que les champs qui bordent cette école sont dans une zone de chasse. Dans les textes, il n’y a pas de distance minimale imposée aux chasseurs. Ils ont tout à fait le droit de chasser à côté de la cour d’école. La seule interdiction, c’est de tirer en direction des bâtiments, ce qui n’était pas le cas mardi. Certains enfants ont été choqués. L’inspection académique se dit prête à mettre en place très vite un accompagnement si des élèves en ressentent le besoin.

Interrogée par le quotidien régional picard, la Fédération des chasseurs de la Somme met en cause les équipes de l'école qui auraient eu "une attitude irresponsable" en surréagissant, selon Emmanuel Lavoisier, son directeur. "Il n’y avait aucun danger ni aucun tir en direction des enfants ou de l’école. C’est au final l’attitude des adultes qui a semé la panique chez ces jeunes enfants", se défend-il.

Guillaume Biet avec MM