RMC

Plusieurs boutiques de vente de CBD fermées après une enquête ouverte à Aurillac

La Cour de cassation annule un arrêt condamnant le gérant d'une boutique de Grenoble qui vendait des produits à base de cannabidiol (CBD)

La Cour de cassation annule un arrêt condamnant le gérant d'une boutique de Grenoble qui vendait des produits à base de cannabidiol (CBD) - GEOFFROY VAN DER HASSELT © 2019 AFP

Des boutiques de CBD ont été fermées après l'ouverture d'une enquête. Deux hommes ont été mis en examen. Selon les premiers éléments, des résines de cannabis commercialisés présentaient un taux de THC supérieur à 0,3%.

Plusieurs boutiques, principalement du centre de la France, vendant des produits à base de cannabidiol (CBD) ont annoncé leur fermeture "pour une durée indéterminée" à la suite d'une enquête ouverte par le parquet d'Aurillac pour trafic de stupéfiants, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

Deux hommes et deux sociétés ont été mis en examen jeudi dernier, dans le cadre d'une information judiciaire ouverte par le tribunal judiciaire d'Aurillac, a indiqué une source judiciaire.

Ces infractions "visent un trafic de résine de cannabis ou de CBD présentant un taux de THC (tétrahydrocannabinol) supérieur à 0,3%", a précisé cette source. Le THC est la molécule aux effets psychoactifs, dont le seuil ne doit pas dépasser 0,3% en France.

Les chefs de mise en examen concernent notamment l'importation, l'acquisition, la détention, le transport, l'emploi et offre ou cession de stupéfiants mais aussi la "pratique commerciale trompeuse" et l'"exercice d'opérations réservées à la profession de pharmacien sans réunir les conditions pour l'exercice de cette profession".

Le site "sous maintenance"

Les deux hommes ont été placés sous contrôle judiciaire. Des boutiques appartenant à une même chaîne, à Aurillac, Limoges, Montluçon dans l'Allier, Guéret, Bourges et Vierzon dans le Cher ont annoncé leur fermeture sur les réseaux sociaux "pour une durée indéterminée" et une autre à Montauban dans le Tarn-et-Garonne a été placée sous scellés.

Le site internet de la chaîne indique être "sous maintenance". L'un des mis en examen, âgé de 27 ans, propriétaire de trois boutiques, a affirmé "contester tous les faits", sans souhaiter s'exprimer davantage. L'avocat des deux hommes Me Xavier Pizarro n'a pas souhaité réagir "sur une enquête en cours."

Le Conseil d'Etat a suspendu fin janvier un arrêté du gouvernement interdisant la vente de la fleur et de la feuille de chanvre chargée en CBD, la molécule non-psychotrope du cannabis.

La rédaction avec AFP