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Heurts après France-Maroc: sept proches de l’ultradroite jugés samedi en comparution immédiate

Des policiers à proximité des Champs-Elysées après la victoire de la France contre le Maroc (2-0)

Des policiers à proximité des Champs-Elysées après la victoire de la France contre le Maroc (2-0) - AFP

Après le succès de l'Équipe de France face au Maroc, mercredi dernier, des membres de l’ultradroite avaient été arrêtés en marge des célébrations à Paris en vue de commettre des violences.

Sept personnes liées à l'ultradroite, interpellées mercredi soir à Paris après la demi-finale France-Maroc du Mondial, sont déférées samedi en vue d'une comparution immédiate, selon le parquet de Paris, sollicité par l'AFP.

Parmi eux figure Marc de Cacqueray-Valmenier, selon une source proche du dossier.

Tous faisaient partie des 26 personnes de l'ultradroite dont la garde à vue avait été prolongée jeudi soir. Douze d'entre elles ont bénéficié d'un classement sans suite faute d'infraction suffisamment caractérisée, six sont déférées en vue d'un rappel à la loi par délégué du procureur notamment avec interdiction de paraître à Paris ou obligation d'effectuer un stage de citoyenneté, et une autre personne en vue d'une composition pénale.

Mercredi, un groupe d'une quarantaine de personnes proches de l'ultradroite avait été interpellé et placé en garde à vue notamment pour groupement en vue de commettre des violences et port d'armes prohibées. Certaines d'entre elles possédaient des armes blanches.

Ce groupe a été interpellé dans le XVIIe arrondissement de la capitale alors qu'il s'apprêtait à rejoindre les Champs-Elysées, avec des intentions belliqueuses, selon une source policière.

Quatre personnes mises en examen à Lyon

A Paris, outre les membres de l'ultradroite, 74 personnes avaient été placées en garde à vue mercredi soir, essentiellement pour participation à un groupement en vue de commettre de violences ou des dégradations, violences sur personne dépositaire de l'autorité publique et détention d'engins incendiaires.

Durant le week-end, les autorités mobilisent jusqu'à 14.000 policiers et gendarmes, pour encadrer les célébrations en France du Mondial, en mettant sous surveillance particulière des groupuscules d'ultradroite.

A Lyon, quatre personnes soupçonnées d'appartenir à l'ultradroite ont été mises en examen vendredi à la suite des violences qui avaient émaillé les célébrations de l'après-match de mercredi. Elles "sont suspectés d'appartenir à la mouvance ultradroite et d'avoir participé" à un "regroupement en vue de commettre des violences à caractère raciste", selon le parquet de Lyon.

A.L. avec AFP