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Montpellier: le chauffard ayant tué l'adolescent "identifié" selon le préfet

Mercredi soir, à Montpellier (Hérault), le conducteur d'un véhicule avait percuté et tué un adolescent lors des célébrations entourant la demi-finale France-Maroc.

Le chauffard à l'origine de la mort d'un adolescent de 14 ans lors des célébrations à Montpellier de la demi-finale du Mondial de football a "été identifié" mais il est toujours "activement recherché", a indiqué vendredi le préfet de l'Hérault.

Le conducteur du véhicule avait pris la fuite mercredi soir après avoir percuté le garçon dans des circonstances qui restent encore à éclaircir. L'adolescent était mort peu après sa prise en charge médicale.

"Le chauffard, qui a été identifié, est activement recherché par les forces de l'ordre. La justice fait son oeuvre", a assuré le préfet Hugues Moutouh dans un communiqué.

Après la mort de l'adolescent, nommé Aymen, des échauffourées ont eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi dans deux quartiers défavorisés de Montpellier, à la Paillade, où a eu lieu l'accident mortel, et au Petit Bard. Plusieurs poubelles et une voiture ont été incendiées et un appartement a été saccagé.

Dans son communiqué vendredi, le préfet a appelé au "calme" et à l'"apaisement".

"De nombreuses contre-vérités et fausses informations circulent sur les réseaux sociaux, contribuant à exciter les esprits", a-t-il expliqué, en ajoutant que "les provocations à la haine, d'où qu'elles viennent, comme les appels à la vengeance privée, sont non seulement irresponsables, mais aussi inacceptables. Aucun acte de violence, quel qu'en soit la motivation, ne peut être toléré".

La famille d'Aymen avait également appelé dès jeudi "au plus grand calme" dans une déclaration communiquée à sa demande par la mairie de Montpellier, assurant sa "confiance dans les institutions de la République".

Un adolescent "solaire, adorable et plein d'énergie"

Hugues Moutouh a précisé que deux unités de forces mobiles comptant 160 CRS et gendarmes ainsi que plusieurs brigades anti-criminalité (BAC) sont "sur le point d'être déployées à Montpellier afin d'assurer la sécurité des personnes et de prévenir les éventuels troubles à l'ordre public".

Une cérémonie d'hommage a eu lieu vendredi au collège de Montpellier où le garçon était scolarisé, en présence du maire de Montpellier Mickaël Delafosse et de la rectrice d'académie Sophie Bejean.

Le professeur d'histoire-géographie de la victime, Julien Frayssinhes, a décrit l'adolescent en "enfant solaire, adorable, plein d'énergie, de joie et de bonne humeur". Sa professeur d'arts plastiques rappelait qu'Aymen aimait "demander à la fin des cours s'il avait bien travaillé".

A.L. avec AFP