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Imam Iquioussen disparu: l'enquête patine, couacs entre la France et la Belgique

Des policiers devant le domicile de l'imam marocain Hassan Iquioussen à Lourches, dans le Nord, le 30 août 2022

Des policiers devant le domicile de l'imam marocain Hassan Iquioussen à Lourches, dans le Nord, le 30 août 2022 - FRANCOIS LO PRESTI © 2019 AFP

Selon nos informations, l'affaire de la disparition de l'imam Hassan Iquioussen patine en raison notamment d'une coopération au point mort entre la France et la Belgique.

Le couac entre la France et la Belgique autour de l’imam Hassan Iquioussen. Il y a trois semaines, le conseil d’Etat validait la mesure d’expulsion du prédicateur. Mais, depuis, aucune trace de l’imam qui s’est volatilisé, sans doute en Belgique, d’après le ministère de l’Intérieur.

Une enquête et des recherches sont en cours. Mais, selon nos informations, l’affaire piétine parce que la coopération avec la Belgique est au point mort. Depuis trois semaines, l’imam Iquioussen est sous le coup d’un mandat d’arrêt européen. Mais à Bruxelles, ce mandat n’est toujours pas exécuté parce que l’infraction reprochée au prédicateur n’existe pas en Belgique. Or, c’est une condition obligatoire pour déclencher son arrestation.

L'enquête a établi qu'il est parti plusieurs jours avant la décision

D’ailleurs, cette infraction est aussi contestée en France. D’après nos informations, l’enquête a établi que l’imam Iquioussen est parti plusieurs jours avant la décision définitive de l’expulser.

Difficile alors de le poursuivre pour s’être soustrait à une mesure qui n’était pas encore prise, sachant qu’au final, en fuyant à l’étranger, il s’est en quelque sorte expulsé de lui-même.

Dans tous les cas, même s’il venait à être arrêté, la France ne peut plus l’envoyer au Maroc. Comble de l’histoire, il faudrait alors l’assigner à résidence dans l’Hexagone.

Guillaume Biet (édité par J.A.)