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La famille d’Yvan Colonna "choquée" par la diffusion d'images de son agression

Croquis d'audience montrant Yvan Colonna au premier jour de son procès le 12 novembre 2007 à Paris

Croquis d'audience montrant Yvan Colonna au premier jour de son procès le 12 novembre 2007 à Paris - BENOIT PEYRUCQ © 2019 AFP

La famille d’Yvan Colonna s’est dite "choquée" par la diffusion d'images de son agression jeudi soir et va déposer plainte. Le militant indépendantiste a été très grièvement blessé début mars par un autre détenu et se trouve depuis dans le coma.

La famille d'Yvan Colonna s’est dit "choquée" par la diffusion jeudi soir d'images de son agression en prison et entend porter plainte pour "violation du secret de l'instruction". Dix photos tirées de la vidéo de la tentative d'assassinat enregistrée par une caméra de surveillance de la prison ont été diffusées jeudi soir sur le site de France 3 Corse. Ces images n'étaient plus disponibles vendredi matin. Sollicité par l'AFP, France Télévisions n'a pas souhaité commenter.

Un dépôt de plainte "sans délai"

"La famille est choquée. Nous avons mandat de déposer plainte pour violation du secret de l'instruction et recel de cette violation auprès de la procureure de Paris", a dit Me Sylvain Cormier, l’un des avocats d’Yvan Colonna. Un autre de ses avocats, Me Emmanuel Mercinier-Pantalacci, a confirmé que la famille était "choquée" et que ce dépôt de plainte se ferait "sans délai".

Peine suspendue pour "motif médical"

Yvan Colonna est définitivement condamné depuis 2012 à la réclusion à perpétuité pour l'assassinat du préfet Claude Erignac en 1998. Le 2 mars, à la prison d'Arles, celui qui est par ailleurs militant indépendantiste corse avait été très grièvement blessé par un détenu qui s'était acharné sur lui, et il se trouve toujours dans le coma depuis, entre la vie et la mort, dans un hôpital à Marseille. Une information judiciaire pour "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste" a été ouverte le 6 mars.

La justice a suspendu jeudi la peine d'Yvan Colonna pour "motif médical".

RMC avec AFP