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La famille de Lola demande d'arrêter d'utiliser son nom et son image à des fins politiques

Après la mort de Lola 12 ans, tuée vendredi dernier dans le 19e arrondissement de Paris, un rassemblement à eu lieu en présence notamment d'Eric Zemmour lors duquel certains manifestants portaient des pancartes sur lesquelles figurait le visage de la collégienne.

La famille de Lola, tuée à Paris le 14 octobre, a demandé vendredi que "cesse instamment, et soit retirée, toute utilisation du nom et de l'image de leur enfant à des fins politiques", lors des manifestations et sur Internet, a indiqué leur avocate dans un communiqué.

Ses parents souhaitent "pouvoir honorer la mémoire de leur fille dans la sérénité, le respect et la dignité qui lui est due", a rappelé l'avocate Me Clotilde Lepetit, au lendemain d'une manifestation à Paris en présence notamment d'Eric Zemmour lors de laquelle certains manifestants portaient des pancartes sur lesquelles figurait le visage de la collégienne.

Le RN, qui devait dans un premier temps participer au rassemblement, a finalement organisé une minute de silence au même moment devant l'Assemblée nationale "en hommage à Lola et en soutien à sa famille et ses proches".

L'"affection de la nation"

Les circonstances de la mort de Lola et le profil de la suspecte, de nationalité algérienne et sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF), ont suscité de vives critiques à droite et à l'extrême droite.

Les élus LR n'ont pas participé aux rassemblements de jeudi mais le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau a annoncé le dépôt prochain d'une proposition de loi pour engager "la responsabilité de l'Etat" lorsqu'il "manque à ses obligations", avec de possibles "dommages et intérêts aux victimes".

Un rassemblement pour "soutenir famille et proches" de la victime est prévu est prévu vendredi à Fouquereuil (Pas-de-Calais), commune d'où est originaire le père de la jeune adolescente, avant des obsèques prévues lundi à 14h30 à Lillers, ville d'origine de sa mère, dans la même département.

Vendredi, en marge d'un Conseil européen à Bruxelles, le président de la République Emmanuel Macron a estimé que la famille avait "besoin du respect et de l'affection de la nation".

G.D. avec AFP