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"La fin de l'impunité": un cyberharceleur de Marie Laguerre, agressée en 2018, devant la justice

Après avoir diffusé les images de vidéosurveillance de son agression à Paris en 2018, Marie Laguerre avait été victime de cyberharcèlement. Ce vendredi, l'un de ses harceleurs fait face à la justice. Une victoire pour la jeune femme qui veut que ce procès serve d'exemple.

En juillet 2018, la vidéo de l'agression violente de Marie Laguerre devient virale, d'abord sur les réseaux sociaux, puis dans les médias: on y voit la jeune femme de 22 ans à l'époque, recevoir une violente gifle par un homme qui vient de l'insulter à plusieurs reprises alors qu'elle rentre du travail.

La victime décide alors de diffuser des images de vidéosurveillance sur les réseaux sociaux. Mais dans la foulée, elle reçoit des centaines de messages de haine.

"Ça a commencé par des insultes sexistes: 'salope', 'sale pute', 'connasse' mais aussi des messages me traitant de menteuse et aussi des choses plus graves, des menaces de me frapper, de me violer, de me tuer", raconte-t-elle à RMC.

"On ne peut plus se cacher derrière un ordinateur"

Des messages aux conséquences psychologiques importantes pour Marie, qui porte plainte. Ce vendredi, 4 ans après, l'un de ces harceleurs présumés fera face au juge. Ce procès qui s'ouvre à Nancy, c'est déjà une victoire pour Marie:

"Quand on insulte, qu'on menace quelqu'un en ligne, on doit rendre des comptes, on ne peut plus se cacher ni derrière un ordinateur, ni derrière la masse. C'est le premier pas vers la fin de l'impunité et c'est extrêmement important", se félicite-t-elle.

Elle espère donner la force de se battre à toutes les victimes de cyberharcèlement: "J'ai été insultée parce que j'étais une femme qui prenait la parole. Pour moi ce procès à une portée au-delà de mon cas. Je veux qu'il soit un exemple pour toutes les autres femmes". Son harceleur présumé encourt au maximum une peine de deux ans de prison et une amende de 30.000 euros d'amende.

Lucile Pascanet