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PPDA: l'ex-présentateur a été entendu en juillet pour de nouvelles accusations de viols

Patrick Poivre-d'Arvor, l'ex-présentateur vedette du journal télévisé de TF1, a été entendu en audition libre, en juillet, dans le cadre d'une enquête ouverte pour viols et agressions sexuelles où au moins sept femmes ont témoigné. Il conteste ces accusations.

Patrick Poivre d'Arvor, ex-présentateur du journal télévisé de TF1, a été entendu en audition libre au mois de juillet 2022, dans le cadre d'une enquête ouverte pour viols et agressions sexuelles.

Il est visé, au total, par deux enquêtes à Nanterre (Hauts-de-Seine).

La première, menée par le parquet, a été ouverte à la suite de deux plaintes en décembre 2021, l'une pour viol en 1985 et l'autre pour agression sexuelle en 2013. Entre décembre dernier et cet été, au moins sept femmes ont témoigné dans le cadre de cette enquête. Au moins trois d'entre elles ont porté plainte.

De nouveaux témoignages publiés

Ce mardi 20 septembre 2022, le journal Libération a publié les témoignages de trois écrivaines dénonçant des viols et des agressions sexuelles. Elles s'interrogeant sur la complaisance, à leurs yeux, du monde de l'édition à l'égard de l'ex-journaliste.

Parmi ces femmes, Bénédicte Martin dénonce une agression sexuelle en novembre 2003 quand elle avait 24 ans et Anne Cauquil-Gleizes un viol en 1985 quand elle en avait 17.

La seconde enquête, confiée à un juge d'instruction, est en cours et porte sur les accusations de viols de l'écrivaine Florence Porcel. C'est la première à avoir porté plainte contre PDDA, en février 2021. Elle l'accuse de l'avoir forcée à avoir un rapport sexuel en 2004 et une fellation en 2009.

Des faits prescrits?

Une enquête préliminaire s'en était suivie mais elle avait été classée sans suite en juin 2021, majoritairement pour prescription. 22 autres femmes avaient témoigné pour viols, agressions sexuelles et/ou harcèlement sexuel.

Florence Porcel avait, à nouveau, porté plainte mais cette fois-ci avec constitution de partie civile, pour obtenir l'ouverture d'une nouvelle enquête confiée à des juges d'instruction.

Fin juin, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles a étendu le champ de ces investigations aux faits apparaissant prescrits, en rappelant que l'abandon des poursuites n'était pas inéluctable. Le point de départ de la période pendant laquelle la justice peut enquêter peut être reporté, notamment si les enquêteurs déterminent que les faits incriminés se sont répétés en une série.

AB avec AFP