RMC

Procès des époux Balkany: "Patrick Balkany aux élections, il repasse et entre temps il blanchit, c'est un maître teinturier"

Dominique Tiger, le secrétaire général de l’association des contribuables de Levallois-Perret, était l'invité de Jean-Jacques Bourdin jeudi matin.

Le procès des époux Balkany se poursuit devant le tribunal correctionnel de Paris. Mercredi l'audience était consacrée aux montages financiers qui ont permis l'acquisition d'une villa à Marrakech, décrite comme un palais oriental somptueux par certains témoins.

Appelé à la barre, Jean-Pierre Aubry, fidèle de Patrick Balkany dont le nom apparaît sur l’acte d’achat du riad via une société offshore, a admis être "bénéficiaire sur le papier", tout en en assurant ne pas avoir "pris un rond dans cette affaire".

Un échelonnement de paiements ?

Interrogé par le juge, il a désigné un autre prévenu, Mohamed Al Jaber, promoteur immobilier saoudien richissime. La justice cherche à savoir si le magnat des affaires a acheté la villa en contrepartie de services offerts par la mairie de Levallois.

"La justice pense que la contrepartie c’est au minimum un échelonnement des paiements sur une opération qui devait nous rapporter 243 millions d’euros", estime Dominique Tiger, le secrétaire général de l’association des contribuables de Levallois-Perret. L’opération aurait porté sur la construction de deux tours de bureaux sur la commune. "Ce n’est pas du tout des équipements publics", ajoute Dominique Tiger qui explique les tours n’existent pas et que le terrain prévu a depuis été revendu à un fond souverain.

"Tous les éléments montre que ce serait vraiment le riad des Balkany"

En cinq ans, personne n’a revendiqué le riad. Ni les époux Balkany, ni Mohamed Al Jaber qui serait le propriétaire d’une villa qu’il n’a jamais visité : "Tous les éléments montre que ce serait vraiment le riad des Balkany", estime Dominique Tiger qui pointe du doigt la comptabilité de la commune, l'une des plus endettée de France.

"Nous ce que nous ne voulons pas, c’est payer pendant 30 ans avec nos dettes, que nos enfants qui payent l’héritage des enfants Balkany. La ville est très endettée, on doit être à 350 millions et encore on en est pas certains", ajoute le secrétaire général de l’association des contribuables.

Élu une première fois en 1983, Patrick Balkany avait perdu la mairie de Levallois en 1995. Il avait été réélu en 2001 et n'a plus quitté cette fonction depuis.

"Balkany aux élections il repasse et entre temps il blanchit, c’est un maître teinturier", conclu Dominique Tiger.
Guillaume Dussourt