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"Son immunité présidentielle ne tient pas": la convocation de Nicolas Sarkozy au procès des sondages de l'Elysée réjouit l'association Anticor

Un nouveau caillou judiciaire dans la chaussure de Nicolas Sarkozy. L'ancien président de la République va devoir se présenter comme témoin dans l'affaire des sondages de l'Elysée.

C’est une décision rarissime mais nécessaire à la manifestation de la vérité selon le tribunal. L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy va devoir se présenter comme témoin dans l'affaire des sondages de l'Elysée. Pour l'avocat Jérôme Karsenti qui représente l'association Anticor à l'origine de l'affaire, c’est tout un symbole: "Nicolas Sarkozy s’était abrité derrière son immunité présidentielle pour refuser de témoigner. Mais cette immunité ne tient pas, rien n’empêche à ce qu’il soit entendu comme témoin si l’a justice l’exige".

"Nicolas Sarkozy s'est caché derrière des privilèges qui ne l'empêchaient pas de témoigner", renchérit ce mercredi sur RMC Elise Van Beneden, avocate au barreau de Paris et présidente de l'association Anticor.

"La justice n’a plus peur de juger et également d’exiger de voir venir devant elle des hommes politique comme témoin", estime Olivier Karsenti.

Nicolas Sarkozy "le grand ordonnateur de ces sondages"

Dans la famille politique de l'ancien président, on dénonce un acharnèrent. Philippe Gosselinn est député Les Républicains de la Manche: "La transparence oui mais un moment on frôle un peu l’indécence. Avec cette transparence, je me demande si certains ne cherchent pas à le voir nu et écartelé en place de grève".

Quoi qu'il arrive Nicolas Sarkozy ne pourra pas être condamné dans cette affaire. Il n'est pas poursuivi. Pourtant pour Elise Van Beneden, l'ancien président de la République est bien "le grand ordonnateur de ces sondages" et demeure le grand absent de ce procès", déplore la présidente d'Anticor. "Les "tous pourris" doivent aller en prison", conclu-t-elle.

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Pierrick Bonno (avec G.D.)