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Stanislas Gaudon: "Le dialogue ça ne marche pas avec les blacks blocks"

Le secrétaire général du syndicat de police Alliance réclame une prise de conscience du gouvernement et des moyens alors que la police est confrontée à une vague de suicide depuis plusieurs mois.

Après de longs mois de mobilisations avec la crise des "gilets jaunes", les policiers sont à bout. Régulièrement accusés de violences, ils sont également touchés par une vague sans précédent de suicides dans leur rang. En effet, depuis le début de l’année 46 policiers se sont donnés la mort tandis que 40 autres ont fait des tentatives de suicide. 

Dans ce contexte, ils ne se sentent plus entendus ni soutenus par le gouvernement. Le président de la République a indiqué vouloir "repenser les méthodes d’intervention de la police". Des propos qui interpellent. En effet, les policiers estiment avoir toujours agit dans le respect des procédures. Les syndicats Alliance et Unité SGP Police-FO ont lancé un appel à un "barbecue de la colère" vendredi à partir de 18 heures à la veille du G7 à Biarritz pour "imposer en urgence une véritable loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure", annoncée par le gouvernement pour les prochains mois. 

La désescalade, une méthode inefficace 

Et si les policiers sont mis en cause, c’est également le cas du "premier flic de France", le Premier ministre, Christophe Castaner. Pour Stanilas Gaudon, secrétaire national du syndicat de police Alliance, Christophe Castaner a "des propos où il soutient la police et on le salue. Maintenant, il faut qu’il y ait des actes concrets".

Le syndicaliste a également répondu sur RMC, à ceux qui estiment que la France fait pire en terme de maintien de l’ordre que Hong-Kong ou la Russie.

"Il y a des comparaisons un peu hâtives, comme celles de ceux qui disaient qu’il faut s’inspirer de ce qui est fait en Allemagne. Mais, par exemple, juste un exemple très concret, en juillet 2017, le G20 à Hambourg. On nous parle de la désescalade comme solution, mais le dialogue ça ne marche pas avec les blacks blocks, ils ne sont pas là pour discuter. Nous, on l’a bien vu pendant 8 mois. Quand ils viennent dans les manifestations, ce n'est pas pour s’échanger des mots-doux", ajoute Stanislas Gaudon. 

Dès ce week-end, les policiers seront de nouveau sur le qui-vive. En effet, 13.000 membres des forces de l’ordre seront présents à Biarritz pour encadrer le sommet du G7 alors que les autorités craignent la venue de casseurs. 

Guillaume Descours