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Un "prédateur" mettait sous son emprise des jeunes femmes en leur promettant une carrière de mannequin

Un homme a été renvoyé devant la Cour d'assises de Paris par une juge d'instruction cette semaine. En détention provisoire depuis 2006, il promettait un avenir brillant à ses proies et les agressait sexuellement et psychologiquement.

Il est accusé de viols et d’agressions sexuelles entre 2009 et 2014 sur une dizaine de jeunes femmes. Un photographe de mode vient d’être renvoyé devant les assises de Paris par une juge d’instruction. En détention provisoire depuis 2016 à Fleury-Mérogis, cet homme de 39 ans repérait des adolescentes dans la rue et leur faisait miroiter une carrière internationale.

Ces jeunes filles décrivent ensuite un "fonctionnement sectaire" et un "phénomène d'emprise". La juge d’instruction, qui a ordonné un non-lieu concernant certaines accusations, a également retenu la circonstance aggravante en estimant qu'il avait abusé de son autorité de photographe en leur promettant un avenir brillant pour parvenir à ses fins.

Son mode opératoire était toujours le même, le but de l'accusé était d'avoir leur contrôle sur le plan professionnel et sur le plan personnel. Généralement mineures, ces jeunes filles sont accostées dans la rue ou a la sortie du collège.

Elles sont humiliés, puis sexuellement agressées ou violées

A cause de leur physique, grandes, minces, belles, l'accusée leur promet une grande carrière et échange avec leurs parents, pour plus de confiance. Très vite il demande aux jeunes femmes s'installer cher lui. Entre les nombreux de déplacement et l'importante charge de travail, les jeunes élèves entrent sous l'emprise du trentenaire. 

L'enfer commence. Les filles se coupent progressivement de leurs proches et n'ont pas le droit de parler entre elles. Elles ne doivent ingurgiter que de la soupe, du thé, et des pommes. Elles sont humiliés, puis sexuellement agressées ou violées. Les jeunes femmes, vulnérables, se retrouvent tiraillées entre leur carrière de rêve et ce "prédateur" selon leur terme.

Le silence se brise en 2014 lorsque les victimes se confient à une autre photographe de mode, qui donne l'alerte.

Bettina de Guglielmo (avec James Abbott)