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Un réseau d'arnaques à la fausse réparation informatique démantelé, 4.000 victimes recensées

Un ordinateur en réparation (image d'illustration)

Un ordinateur en réparation (image d'illustration) - TOLGA AKMEN / AFP

Six personnes ont été mises en examen après le démantèlement d'un réseau d'arnaques à la fausse réparation informatique à distance. Plus de 4.000 personnes ont été arnaquées dans cette affaire et le préjudice monte à 1,2 million d'euros.

L'astuce était assez simple et très bien rodée. La section cyber du parquet de Paris, ainsi que les enquêteurs des polices judiciaires de Montpellier et Nancy ont démantelé une très rentable arnaque à la "fausse réparation informatique". Tout part d'un mail: quand les victimes ouvrent ce mail, une fenêtre apparaît à l'écran. Elle annonce que l'ordinateur est bloqué. Pour y remédier, le numéro d'une société soi-disant gérée par Microsoft apparaît à l'écran.

Au bout du fil, des agents écoutent le problème des usagers, puis ferment le pop-up en prenant la main sur leur ordinateur. Une manipulation rapide, mais très couteuse puisque la société réclame ensuite entre quelques centaines d'euros et 1.800 euros pour cette fausse réparation.

4.000 personnes arnaquées

Pas moins de 4.000 personnes ont été arnaquées. Certaines, notamment des personnes âgées, l'ont même été deux fois. 534 d’entre elles ont porté plainte. Le parquet de Paris a estimé le préjudice total à 1,2 million d’euros. C'est en recoupant deux enquêtes du parquet de Paris que les agents ont fini par démanteler ce réseau. Ils se sont rendus compte que les mêmes équipes géraient deux sociétés basées à Montpellier et à Saint-Dié-des-Vosges. Le centre qui traitait les appels se trouve lui en Tunisie.

Quatre hommes et trois femmes d'une quarantaine d'années ont été interpellés à Perpignan, au Puy-en-Velay, à Istres et à Martigues. Six d'entre eux ont été mis en examen la semaine dernière, pour escroquerie, tentative d’escroquerie en bande organisée, association de malfaiteurs, infractions liées au STAD (Système de traitement automatisé des données) et blanchiment d’escroquerie en bande organisée et trois ont été placés en détention provisoire.

Lucile Pascanet avec Maxime Martinez