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Violences conjugales à Blois: le policier mis en cause déjà visé par un avertissement cet été

INFO RMC. Le policier qui a reçu mardi dernier la victime de violences conjugales, aujourd'hui dans le coma, au commissariat de Blois, avait été sanctionné d’un avertissement l’été dernier pour sa mauvaise gestion d'un appel au 17. Mardi, le policier a demandé à la jeune femme de 24 ans de revenir le lendemain. Deux heures après, son ex-conjoint l'a violemment frappée. Elle se trouve dans un état critique.

Mardi dernier, une femme de 24 ans s'est présenté au commissariat de Blois pour porter plainte contre son ancien compagnon, mais on lui a demandé de revenir le lendemain. Deux heures après, ce dernier l'a retrouvée et l'a violemment frappée. Elle a été placée dans le coma et s'y trouve toujours une semaine plus tard.

Selon les informations de RMC, le policier qui a reçu la plaignante au commissariat avait été sanctionné d’un avertissement écrit l’été dernier après sa mauvaise gestion d'un appel au 17 pour une affaire d’agression commise dans un bus.

Le plus concernant par rapport à la procédure en cours est son attitude globale vis-à-vis du public qui lui a été régulièrement reprochée. Sa notation, qui n'a jamais été très haute, a même baissé l'an dernier, notamment à cause de cela.

Il s’agit d’un fonctionnaire en fin de carrière.

Interrogé par l'IGPN

Comme l’a révélé BFMTV, ce fonctionnaire, officier de police judiciaire, est interrogé ce mardi par les enquêteurs de l’IGPN sur les conditions dans lesquelles il a reçu cette jeune femme de 24 ans qui venait porter plainte contre son ancien compagnon violent.

Le policier n’a pas pris sa plainte ce soir-là, proposant à la victime de revenir le lendemain avec l’ensemble des documents en sa possession. Quelques heures plus tard, la jeune femme a été très violemment frappée par son ex-compagnon. Elle est depuis hospitalisée dans un état critique. Interpellé jeudi dernier en région parisienne, son agresseur présumé a été mis en examen et placé en détention provisoire.

Marion Dubreuil et Guillaume Biet