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Affaire Ferrand: "On n’est pas vraiment surpris de tout ce qui lui est reproché" affirme Christian Troadec

Après le Canard Enchaîné, c’est au tour du journal Le Monde d’accuser Richard Ferrand. Le quotidien reproche au ministre de la Cohésion des territoires de pratiquer depuis vingt ans "un mélange des genres assumé entre intérêts publics et privés". Une accusation partagée par Christian Troadec, candidat (oui la Bretagne) dans la 6ème circonscription du Finistère, où il est l'adversaire de Richard Ferrand.

Selon un sondage Harris Interactive pour RMC et Atlantico publié ce mercredi, 70% des personnes interrogées estiment que le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand doit démissionner. Un sondage qui fait suite aux accusations du journal Le Monde, qui reproche au ministre de pratiquer "un mélange des genres assumé entre intérêts publics et privés". Des accusations partagées par Christian Troadec, son adversaire politique aux législatives. Dans Bourdin Direct, le candidat dans la 6ème circonscription du Finistère affirme ne pas être surpris. 

"On connait le personnage, donc on n’est pas vraiment surpris de tout ce qui lui est reproché. On savait qu’il avait constitué depuis 20 ans un réseau assez puissant. Abuser du clientélisme, c’est le mélange des genres, c’est-à-dire tisser un réseau dans la circonscription, dans le but plus tard d’obtenir les faveurs des électeurs. Ça passe par différents biais et notamment par les subventions. Elles créent des gens obligés d’avoir une fidélité ou un retour d’ascenseur à l’élu. C’est la méthode Ferrand depuis des années sur le territoire et que l’on dénonce depuis 20 ans".

our Christian Troadec, Richard Ferrand empêche le débat public et jette l’opprobre sur la toute la classe politique. "On a l’impression qu’il est en train d’être lâché par le Premier ministre. On est dans les mêmes éléments de langage que l’affaire Fillon. C’est très déplorable pour la classe politique en générale. Les électeurs voudraient aussi qu’on leur parle de leurs problèmes comme la crise agricole, le chômage, les petites retraites, la fracture numérique".

Pour le candidat aux législatives, Richard Ferrand ne répond pas aux attentes des électeurs. "Son cabinet est même allé même jusqu’à insulter ses électeurs en disant que les centres-bretons étaient des illettrés, et qu’il n’était pas facile de trouver un jeune sachant lire et écrire correctement. On est loin de ce que les gens peuvent attendre de la politique et des élus".

Bourdin Direct avec A. B.