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Assemblée nationale: la dissolution n'est "ni souhaitable, ni possible à ce stade" selon Renaissance

La dissolution de l'Assemblée nationale n'est "ni souhaitable, ni possible à ce stade", selon Renaissance (photo d'illustration).

La dissolution de l'Assemblée nationale n'est "ni souhaitable, ni possible à ce stade", selon Renaissance (photo d'illustration). - Emmanuel DUNAND © 2019 AFP

Le parti Renaissance a assuré, ce mardi, "être prêt" en cas de dissolution de l'Assemblée nationale, où le gouvernement ne dispose que d'une majorité relative, mais a estimé qu'elle n'était "ni souhaitable ni possible à ce stade".

La dissolution de l'Assemblée nationale n'est "ni souhaitable, ni possible à ce stade tant les débats finalement avancent correctement au Parlement", a affirmé, ce mardi, le porte-parole de Renaissance, Loïc Signor, après des informations du JDD relatant les préparatifs de Renaissance à une dissolution.

"Il y a une note de travail (...) comme dans n'importe quel parti organisé, au cas où il y aurait dissolution. Cette note a fuité, est sortie chez un de vos confrères", a déclaré le président par intérim des députés Renaissance Sylvain Maillard, lors d'une conférence de presse après une réunion commune des groupes de la majorité présidentielle (Renaissance-MoDem-Horizons).

"Je le redis, il n'y a aucun projet à l'Elysée d'une quelconque dissolution. C'est un papier de travail", a-t-il insisté.

La réunion de l'intergroupe animée par le sujet

La question d'une dissolution a animé, ce mardi matin, la réunion de l'intergroupe, où le chef du parti Renaissance Stéphane Séjourné était invité. Des députés ont déploré cette forme de "pression" et les "injonctions" que cela induisait, à être à la fois présent en séance et en circonscription pour le cas où il faudrait bientôt mener campagne, ont rapporté des participants.

La Première ministre Élisabeth Borne, qui a participé pour la première fois lundi à un bureau exécutif de Renaissance, a "appelé à sortir des caricatures qui consisteraient à faire croire que la majorité parlementaire est enlisée dans une guerre de tranchées. Ce n'est pas le cas. Des textes passent notamment au Sénat, on l'a vu avec les énergies renouvelables, ou la Lopmi (loi sur la Sécurité intérieure, NDLR)", a aussi relaté Loïc Signor.

À Matignon, on indique que la Première ministre a rappelé que l'usage du 49.3 devait "être l'ultime étape après des débats, et pas leur démarrage", soulignant que sa méthode avait "fonctionné" sur les textes concernant l'assurance chômage ou le pouvoir d'achat.

"Il faut se saisir du dividende salarié"

Elle a rappelé "son attachement au dépassement politique, et à sa méthode" et "souligné le rôle important des partis de la majorité qui (...) sont des moteurs de notre unité".

La Première ministre a, par ailleurs, "estimé qu'il fallait se saisir du sujet du dividende salarié", qui fera l'objet d'une convention de Renaissance en 2023, "car il s'agit d'exigences politiques presque éthiques (...) de répondre à ce sujet du partage des richesses dans l'entreprise".

AB avec AFP