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Candidats en campagne: le candidat PS en ballottage très difficile sur les terres de Hollande, en Corrèze

Le fief historique de l’ancien chef de l’Etat socialiste François Hollande n’échappe pas à la déferlante du mouvement En Marche: le maire socialiste de Tulle, Bernard Combes est arrivé derrière le candidat de la République en Marche, ne réalisant que 17,92 % des suffrages exprimés quand le candidat LREM Christophe Jerretie caracole avec 32,51% des voix.

La "hollandie" est-elle en train de mourir? Les électeurs socialistes les plus fidèles changent-ils de bord? A l'issue du premier tour des législatives, dans le fief historique de François Hollande, en Corrèze, Bernard Combes, le maire socialiste de Tulle, se retrouve en ballottage très difficile (17,92% des voix) face à Christophe Jerretie (32,51%), urbaniste de 38 ans, maire juppéiste de Naves, qui voyait de nombreuses similitudes entre les programmes du maire de Bordeaux pour l'élection présidentielle et celui d'Emmanuel Macron.

Ce dernier se montre donc confiant en vue du second tour de ce dimanche: "Je suis sorti en tête quasiment partout, à part à Tulle, sur des fiefs a priori compliqués". Des fiefs normalement fidèles à François Hollande et au Parti socialiste mais dans lesquels, en réalité, beaucoup d'électeurs ont décidé de ne plus voter pour la gauche.

"Je n'ai pas voté socialiste, c'est terminé"

C'est le cas pour Corine, déçue par le quinquennat, qui a décidé de soutenir le candidat LREM: "J'ai cru en François Hollande, comme d'autres, mais on a été déçus. Je n'ai donc pas voté socialiste, c'est terminé". Christophe Jerretie a même séduit le maire de Saint-Fortunade, à quelques kilomètres de Tulle, pourtant un proche de l'ex-chef de l'Etat. Même si celui-ci assure, qu'au second tour, il "restera fidèle à Bernard Combes par amitié et par fidélité politique".

Et de préciser: "Si vous me posez la question de savoir si je suis Macrono-compatible, vraisemblablement. Macron n'est pas complètement le fils spirituel de Hollande mais il ne peut pas complètement le renier. C'est une des suites possibles de Hollande". Une confusion des genres qui pose un vrai problème à Bernard Combes, le candidat PS: "Il y a même des gens qui pensent qu'en votant En Marche!, ils votent Hollande alors qu'en fait ils votent Les Républicains".

M.R avec Romain Poisot