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Débat de l'entre-deux-tours: Macron veut banaliser l'évènement, Marine Le Pen se rattraper de 2017

Plus que quelques heures avant de pouvoir voir Marine Le Pen et le président sortant Emmanuel Macron se confronter dans le très attendu débat télévisé de l'entre-deux-tours. Chacun a l'objectif de convaincre le plus grand nombre et les stratégies à quelques heures du débat sont bien différentes.

C'est le jour J pour les deux finalistes de la présidentielle qui vont s'affronter ce soir dans le traditionnel débat d'entre-deux-tours. Les secrets de préparation de ce débat sont très bien gardés par les équipes de campagne des deux candidats. On sent d'ailleurs une certaine tension des deux côtés, beaucoup de rumeurs, souvent démenties sur les conditions dans lesquelles Marine Le Pen et Emmanuel Macron préparent ce rendez-vous clé.

RMC a quand même pu récolter quelques indiscrétions ces dernières heures. Le président-candidat veut banaliser l'événement. Emmanuel Macron maintient le Conseil des ministres ce mercredi matin. Il ne faut surtout pas donner trop d'importance à ce débat.

"Emmanuel Macron, c’est un bon élève”, nous explique l'un des quatre conseillers qui l'entoure dans cette dernière ligne droite. Alors en bon élève, il ne se met pas à bachoter trois jours avant la date de l’examen. “Il connaît très bien ses dossiers, mais va relire ses fiches dans les prochaines heures”, raconte un autre membre du cercle rapproché qui a un conseil pour le président: “Ne surtout pas apparaître méprisant et pourquoi pas annoncer une ou deux nouvelles mesures”.

Pas de répétition générale chez Marine Le Pen

De son côté Marine Le Pen fait va chercher à laver l'affront du débat raté d'il y a 5 ans. Un moment qu'attend la candidate depuis longtemps, très longtemps selon Jordan Bardella, le président par intérim du Rassemblement National, qui était invité de France 2 ce mercredi matin.

“C’est peut-être l’exercice de toute une vie. Et ça fait cinq ans que nous travaillons ardemment à apporter des réponses au quotidien des Français. Je crois qu’aujourd’hui, nous sommes prêts. Il n’y a pas de stress, mais il y a une forme d'appréhension parce qu’on sait que beaucoup de Français vont se décider sur ce débat. L’idée est d’avoir un débat serein et apaisé. Je déplore que depuis le début, on soit la cible de caricatures. Ce soir, c’est un moment de vérité. Et moi, je veux dire avant ce soir aux Français, n’écoutez pas les marchands de peur, ne vous fiez pas aux caricatures”, a-t-il indiqué.

Les proches de Marine Le Pen ont tous le même message en bouche ces dernières heures. “Nous refusons les invectives”, nous assure l'un des plus proches conseillers de la candidate. “Nous on insulte personne contrairement à Emmanuel Macron qui passe son temps à répéter que nous sommes d'extrême droite et à donner des leçons de morale", ajoute-t-il. Légère victimisation donc depuis quelques jours dans le camp Le Pen. "Soit Emmanuel Macron passe son temps à érupter et ce sera vite réglé, soit il y aura un débat de fond", promet-on chez Marine Le Pen.

Quant à la préparation, "de simples réglages”, nous explique un proche qui va passer les prochaines heures avec la candidate. "Mais nous ne sommes pas à l'école, il n'y aura pas de répétition générale avec un énarque en face d'elle", nous assure-t-il, contrairement à ce qu'un autre conseiller nous avait dit ces derniers jours.

Le service politique de RMC