RMC

Egalité femmes-hommes: le gouvernement a-t-il tenu ses promesses?

LOUIS VA PLUS LOIN - En cette journée de la Femme, Louis Amar revient sur ce qui a été fait depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron concernant l'égalité entre les hommes et les femmes.

C’était l’une des grandes causes du quinquennat d’Emmanuel Macron: l’égalité entre les hommes et les femmes. Selon le gouvernement, depuis 2017, beaucoup de choses ont été faites. Mais pas assez, répliquent les associations féministes. 

Concrètement, l’exécutif met en avant le Grenelle des violences conjugales, qui a permis, selon lui, plusieurs avancées comme le déploiement de 1000 bracelets anti-rapprochements, censés éloigner les conjoints ou ex-conjoints violents. Cela a aussi permis un accès facilité aux “téléphones grave danger”, qui sont attribués aux victimes de violences. 

Enfin, il y a aussi eu la mise en place d’une dérogation possible au secret médical. Un médecin pourra briser le silence imposé par sa profession s’il estime que sa patiente est en danger de mort immédiat, ou qu’elle est sous emprise.

>> A LIRE AUSSI - Cinq choses à savoir sur la Journée internationale des femmes le 8 mars

Mais il y a un domaine où le gouvernement reconnaît les limites de sa politique, c’est l’égalité salariale. L’écart de revenus entre les hommes et les femmes est d’environ 28% et il n’a pas baissé depuis 2017.

Deux nominations qui font grincer des dents

Voilà ce que dit le gouvernement. Mais pour les associations de défense des droits des femmes, le compte n’y est pas. Des effets d’annonce, des paroles en l’air, des ambitions sans moyens, voilà comment est qualifiée la politique d’Emmanuel Macron. Caroline de Haas pointe un “décalage très fort entre le consensus politique qui entoure le sujet et les réponses qui y sont apportées”. 

L’Etat avait par exemple promis 1000 nouvelles places d’hébergement d’urgence pour les femmes subissant des violences, mais à peine 200 ont été ouvertes pour l’instant. Marlène Schiappa s’était enorgueillie de disposer d’un milliard d’euros de budget, mais ce chiffre avait été largement contesté. Enfin, les associations pointent deux problèmes majeurs: d’abord les nominations de Gérald Darmanin et d’Eric Dupond Moretti au gouvernement. Le premier est accusé de viol et le second a ouvertement pris ses distances avec le mouvement #MeToo.

Et puis l’absence de femmes auprès de Jean Castex et d’Emmanuel Macron. Aucune au cabinet du Premier ministre, à peine un tiers pour celui du président. 

Louis Amar