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Elisabeth Borne appelle à la responsabilité: "C’est elle qui met le feu", dénonce Philippe Martinez

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a répondu aux questions d'Apolline de Malherbe, ce vendredi sur RMC et BFMTV. Il a notamment réagi aux déclarations de la Première ministre Élisabeth Borne, qui a mis en garde les syndicats quant aux grèves jeudi.

Alors que les mouvements de contestation contre la réforme des retraites se préparent, avec notamment des appels à la grève pour la journée du 19 janvier, la Première ministre, Élisabeth Borne, a appelé à la responsabilité jeudi matin.

"Il y a un droit de grève, il y a un droit à manifester" mais "c'est important de ne pas pénaliser les Français", a prévenu Élisabeth Borne lors d'un déplacement.

Des propos “scandaleux” selon Philippe Martinez. Le secrétaire général de la CGT était invité face à Apolline de Malherbe ce vendredi matin sur RMC et BFMTV.

“Qui jette de l’inquiétude sur les Français, sur le pouvoir d’achat? Qui propose cette réforme au moment où il y a déjà beaucoup de soucis? C’est scandaleux. C’est elle qui met le feu. Elle ne peut pas dire qu’on ne l’a pas prévenue. Qu’elle prenne ses responsabilités”, a-t-il indiqué.

Selon lui, la mobilisation, notamment le 19 janvier, va avoir une ampleur inédite. “J’ai rarement senti autant de mécontentement. On a lancé une pétition sur Change.org qui a obtenu 200.000 signatures en 24h. Il faut des millions de personnes en grève et dans la rue”, assure-t-il.

Des grèves reconductibles?

Une journée d’action qui ne sera pas la seule, prévient déjà Philippe Martinez.

“C’est le premier rendez-vous. Ça veut dire qu’il y en aura d’autres. Il y a déjà des réflexions sur des grèves reconductibles et pas seulement chez Total, la RATP ou la SNCF”, appuie-t-il.

Parmi les secteurs qui seront en grève, les raffineries. En effet, la CGT Pétrole a d’ores et déjà appelé à la grève pour les 19 et 26 janvier. Des grèves qui pourraient avoir des conséquences dans les stations-essence, comme lors du mois d’octobre. Mais pour Philippe Martinez, l’inquiétude des Français, ce n’est pas de plus trouver d’essence ou de devoir faire la queue.

“Ce qui inquiète, c’est cette réforme, c’est de devoir travailler plus longtemps”, pointe-t-il.

Guillaume Descours