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Grève dans les raffineries: le ministre de l’Industrie Roland Lescure demande "de la décence"

Dans "Apolline Matin" ce vendredi sur RMC et RMC Story, le ministre de l'Industrie Roland Lescure a appelé la CGT Pétrole à "la décence", après l'annonce par le syndicat de journées de grève à venir. Pour lui, il faut privilégier le dialogue et le processus démocratique.

Contre la réforme des retraites, la CGT Pétrole a annoncé jeudi plusieurs journées de grève à venir. De quoi faire craindre un retour des pénuries et des files d’attente à la pompe, comme en octobre quand les employés des raffineries s’étaient mis en grève.

"Je pense qu’il faut un peu de décence", a appelé ce vendredi sur RMC et RMC Story le ministre de l’Industrie Roland Lescure, demandant à privilégier le processus démocratique.

"On va débattre des retraites au parlement, certains vont manifester dans la rue et c’est leur droit. Mais on est dans un processus démocratique à partir d’un projet de loi présenté par le gouvernement et discuté à l’Assemblée. Que les gens descendent dans la rue, c’est une habitude et c’est normal, mais le processus démocratique est en cours", a martelé le ministre.

Situations différentes

Selon lui, des pénuries de carburant ne sont pas à craindre. "On a les moyens de faire face", promet Roland Lescure, qui note que la CGT Pétrole se joint à un mouvement social général, une situation différente de celle d’octobre. "Il y a quelques mois, on parlait de négociations entre un entrepreneur et ses salariés", rappelle-t-il alors que les salariés de Total s’étaient mis en grève pour protester contre les superprofits de l’entreprise, demandant une hausse des salaires, qu’ils avaient obtenue.

"Je ne veux pas qu’on se retrouve dans une situation de blocages prévus et annoncés. On est dans un débat démocratique", a-t-il souligné en guise de conclusion.

La grève dans les raffineries doit débuter par un premier arrêt du travail de 24h le 19 janvier, jour de la mobilisation nationale interprofessionnelle contre la réforme des retraites. Le 26 janvier, la CGT appelle à 48h de grève, puis à 72h le 6 février où une "grève reconductible avec, si nécessaire, l'arrêt des installations de raffinage" sera "proposée aux salariés", indique la CGT à l'AFP.

Guillaume Dussourt