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EN DIRECT - Assemblée nationale: la motion de censure de la gauche débattue lundi à 16h

Lors de son discours de politique générale, la Première ministre Elisabeth Borne a écarté toute hausse d'impôt et promis le plein emploi mais assuré de l'augmentation de l'âge de départ à la retraite et annoncé la renationalisation d'EDF.
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La motion de censure de la gauche sera débattue lundi

La motion de censure déposée par les partis de la gauche unie, la NUPES, sera débattue à l'Assemblée nationale ce lundi, 11 juillet, à 16 heures.

Elisabeth Borne annonce une aide d'urgence de 100 euros par foyer modeste à la rentrée

Invitée du 20h de TF1, Elisabeth Borne a annoncé la mise en place d'"une aide d'urgence à la rentrée pour les Français les plus modestes de 100 euros par foyer et de 50 euros par enfant."

"On va maintenir le rebais de 18 centimètres sur le litre d'essence au moins jusqu'à l'été. On va prévoir une mesure spécifiquement dans le cadre des Français qui utilisent leur véhicule dans leur travail", a-t-elle précisé.

Sur la réforme des retraites, elle a aussi annoncé qu'il ne s'agissait pas d'"un projet ficelé", la Première ministre ayant l'intention de "concerter à la rentrée".

La réponse d'Elisabeth Borne aux oppositions

Dans l'hémicycle, Élisabeth Borne répond aux oppositions après le passage des différents présidents de groupes parlementaires:

"Le dialogue entre le Parlement et le gouvernement fait toujours avancer la démocratie" dit la Première ministre

Plus offensive que dans son discours de politique générale, la Première ministre a taclé les "groupes qui privilégient les attaques personnelles et l'invectique sur le dialogue."

"J'ai décelé la convergence de certains points : le pouvoir d'achat, l'inquiétude pour notre planète, la volonté d'améliorer la présence de nos services publics".

Répondant à Olivier Marleix, président du groupe LR, elle estime "qu'il y a encore du chemin à parcourir pour avoir la même approche d'un débat clair et transparent."

"Sous le précédent quinquennat, notre équipe a porté des baisses totalement inédites d'impôt pour les entreprises et les particuliers. Regardez nos actes et nos propositions, et ne vous enfermez pas dans des postures", lance-t-elle.

En réponse à Marine Le Pen, Elisabeth Borne demande "où sont (ses) propositions": "Nous retrouvons bien vos obsessions dans votre discours. Au final, nous ne vivons pas dans le même monde et pas dans la même France."

La NUPES a aussi été taclée par la Première ministre qui estime que "placer nos économies dans le banque russes: c'est la banqueroute assurée dans le pays." Aux Socialistes, Elisabeth Borne lance une main tendue estimant que "la retraite à 60 ans n'est pas une perspective crédible (et que) sortir de l'OTAN ne nous rendra pas plus fort."

"Je sais ce que vous avez défendu par le passé et je suis convaincue que nous pouvons trouver des points de convergences", déclare-t-elle.

Reprenant le discours sur la confiance de son discours, Elisabeth Borne a fustigé la motion de censure déposée par le députés NUPES

"Vous allez chercher à censurer un gouvernement qui commence son travail avec pour méthode, le dialogue, le travail et la confrontation sans doute", a-t-elle lancé.

"Je crois que nous pouvons, projet par projet, construire des majorités d'action. J'y crois profondément car nous savons que le pays ne peut pas faire du surplace. La confiance, je suis certaine que nous la construirons" a-t-elle conclut.

Marleix (LR) à Borne: ni "compromission" avec le gouvernement, ni "blocage stérile"

Le chef de file des députés LR Olivier Marleix a assuré mercredi que son groupe ne se livrerait à aucune "compromission" avec l'exécutif mais ne provoquerait pas non plus de "blocage stérile" à l'Assemblée nationale.

Répondant au discours programme d'Elisabeth Borne, M. Marleix a déclaré ne pas vouloir de la "petite soupe" politicienne, tout en restant ouvert à un soutien sur certains textes.$

(avec AFP)

Panot (LFI) dénonce le "sauve qui peut" de Borne et des "compromissions" avec le RN

La présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot, a reproché à Elisabeth Borne sa "stratégie du sauve qui peut" en l'absence de vote de confiance, et des "compromissions" de la majorité avec le RN, mercredi après le discours de politique générale de la Première ministre.

"Un vote de confiance s'imposait. Mais vous avez choisi la fuite (...) Votre stratégie désormais c'est +sauve qui peut+. Et vous êtes prêts à tout. Jamais de compromis mais toutes les compromissions", a lancé la cheffe de file des 75 députés Insoumis.

(avec AFP)

Le Pen: la situation du gouvernement "hors contrôle", le maintien de Borne une "provocation"

La présidente des députés RN Marine Le Pen a estimé mercredi que la situation du gouvernement était "hors contrôle" et le maintien d'Elisabeth Borne comme Première ministre une "provocation politique", aussitôt après sa déclaration de politique générale.

"Le président fait comme s'il ne s'était rien passé" après les élections législatives, pourtant "c'est le retour du politique qui lui saute au visage, c'est un grand moment politique", a lancé la finaliste de la présidentielle depuis la tribune de l'Assemblée nationale.

(avec AFP)

"La confiance ne se décrète pas a priori" justifie Elisabeth Borne qui ne demande pas la confiance du Parlement

"Nous avons les moyens et la volonté de nous retrouver autour de valeur et d'objectifs communs, de construire ensemble et de porter des majorités d'idées" a déclaré la Première ministre face aux députés, dont certains à gauche criaient "Votons !" ou "La confiance !"

"L'heure n'est pas à nous compter mais à nous parler. La confiance ne se décrète pas a priori. Elle se forgera texte après texte, projet après projet, car nous travaillerons en bonne foi, comme nous le demandent les Français."

"Voulons nous bloquer ou voulons nous construire, c'est en fonction de cela que les Français nous jugeront", déclare Elisabeth Borne.

Elisabeth Borne souhaite un "pass culture" étendu dès la 6ème

"Nous proposerons d'étendre le pass culture dès la sixième et d'amplifier l'éducation artistique et culturelle. Soutenons la création dans l'espace physique comme numérique" a déclaré Elisabeth Borne face aux députés.

Pour justifier cette mesure, la Première ministre a estimé que "la culture sauve, la culture grandit, fait l'âme et le rayonnement de notre pays", plaidant pour rendre "la culture accessible à toutes et à tous dès la jeunesse."

"Séparatisme et islamisme seront combattus"

"La laïcité est un pilier de notre pacte républicain. Face à elle, le séparatisme et l'islamisme sont des périls mortels qui s'en prennent à notre unité républicaine, terreaux de la radicalisation et du terrorisme", a déclaré Elisabeth Borne dans son discours de politique générale.

En même temps elle a évoqué "le refus des discriminations" dans son combat pour l'égalité.

"Je serai une combattante pour l'égalité entre les femmes et les hommes. Nous lutterons dans touts les domaines notamment pour l'égalité économique", explique-t-elle.

Elle souhaite "prévenir et sanctionner toutes les discriminations" contre lesquelles le gouvernement luttera "avec intransigeance, qu'elles concernent le genre, la religion, la couleur de la peau, le handicap, l'orientation sexuelle".

"Chaque discrimination est une humiliation, une blessure, une violence."

"Honte à ceux qui attaquent nos policiers", lance Elisabeth Borne

"Honte à ceux qui attaquent nos policiers et nos gendarmes. Honte à ceux qui tentent de dresser les Français contre ceux qui les protègent", a lancé la Première ministre Elisabeth Borne sous les applaudissements de nombreux députés avant de promettre le recrutement d'effectifs supplémentaires.

"200 nouvelles brigades de gendarmerie et 11 nouvelles unités de forces mobiles. Les solutions ne se trouvent pas dans les effectifs supplémentaires. Nous doublerons le temps de présence des forces de l’ordre sur le terrain d’ici 2030. Cela se fera grâce à nos recrutements, en allégeant les procédures", a-t-elle promis.

"Une profonde réforme de l’investigation sera mise en place avec une formation plus longue, le passage obligatoire de l’examen d’officier de police judiciaire et la création du poste d’assistant d’enquête", a également annoncé la Première ministre.

Hôpital: Elisabeth Borne veut une meilleure coopération public/privé

Concernant l'hôpital, en crise et encore face à une vague de Covid-19, Elisabeth Borne plaide pour une meilleure coopération entre acteurs publics et privés:

"Dès septembre, des concertations seront lancées partout en France avec un objectif, lutter contre les déserts médicaux par une meilleure coordination entre les acteurs, la ville et l’hôpital, le public et le privé", promet la Première ministre.

"Le Ségur de la Santé a permis des revalorisations des rémunérations sans précédent mais tout n’est pas réglé. L’heure est aux réformes structurante. Nous devons renforcer l’attractivité des métiers, permettre aux soignants de passer plus de temps auprès des patients en allégeant la charge administrative et en renforçant la coopération entre professionnels de santé", ajoute-t-elle.

L'action EDF bondit après l'annonce de la renationalisation

L'action d'EDF a fait un bon de 3,5 % après l'annonce d'Elisabeth Borne de sa renationalisation, selon ce graphique du site Boursorama.com

L'action d'EDF à 15h58
L'action d'EDF à 15h58 © Boursorama

Elisabeth Borne annonce la revalorisation du salaire des profs

"L'enfance sera une priorité de ce quinquennat" annonce Elisabeth Borne estimant que "la République de l'égalité des chances se construit dès la naissance."

Ainsi, la Première ministre annonce la "revalorisation des salaires des enseignants et nous allons mieux les accompagner dans leur évolution professionnelle" souhaitant mieux associer les acteurs de l'école aux évolutions de ce secteur.

Pour les plus petits, la Première ministre annonce que le gouvernement "répondra à la première préoccupation des parents aujourd'hui: le manque de solutions de garde pour les enfants et notamment ceux de moins de trois ans." Ainsi, elle souhaite bâtir "un service public de la petite enfance" pour offrir les 200.000 places manquantes.

Elisabeth Borne va prolonger le Service national universel (SNU)

"L'émancipation de nos jeunes passe par l'école mais aussi le sport, la culture et l'engagement", a estimé Elisabeth Borne avant confirmer le maintien du SNU, le Service national universel.

"Notre jeunesse doit continuer à faire vivre nos valeurs républicaines, mon gouvernement continuera à déployer le Service national universel", a-t-elle lancé sous les huées.

Transports: un système de location de voiture zéro émission à moins de 100 euros par mois

Alors que l'Europe a acté la fin de la vente de voitures thermiques neuves pour 2035, Elisabeth Borne veut favoriser l'accès à des voitures zéro émission

"Nous souhaitons permettre aux Français d’avoir accès à une voiture zéro émission. Pour y parvenir, nous prolongerons les aides à la conversion et nous mettrons en place un système de location de longue durée à moins d’un euro par mois. C’est un projet écologique et une ambition industrielle car nous construirons ces voitures électriques en France", assure-t-elle.

"Partout des solutions alternatives à l’usage individuel de la voiture thermique doivent être construites. Partout nous devons continuer à soutenir les mobilités propres et actives", ajoute la Première ministre

Elisabeth Borne annonce la renationalisation d'EDF

"Pour gagner la bataille de l'énergie et de la production", Elisabeth Borne annonce la volonté de l'État de détenir "100% du capital d'EDF" pour "renforcer sa capacité à mener des projets ambitieux et indispensables pour notre avenir énergétique".

En parallèle, Elisabeth Borne demande de "consommer moins". "Si la Russie venait à couper ses exportations de gaz, nous devons imaginer tous les scénarios concrets, même les plus difficiles et partager les conséquences avec tous les acteurs et avec les Français"

"Nous pouvons tenir mais chacun devra agir"

Les actions décrites par la Première ministre sont de plusieurs types. D'abord "éviter toutes les consommations inutiles dans le domaine du logement.". Pour cela, Elisabeth Borne annonce "l'amplification de succès de la prime Rénov' pour rénover 700.000 logements".

"Nous voulons permettre à chacun d'avoir accès à des transports propres en ville comme en ruralité. Le ferroviaire restera notre colonne vertébrale. Nous continuerons nos investissements pour les transports du quotidien et les petites lignes".

Dans les mobilités, "partout des solutions alternatives à la voiture thermique devront être construites", déclare la Première ministre. "Nous voulons que les Français aient accès à une voiture zéro émission. Pour y parvenir nous prolongerons les aides à la conversion et nous mettrons en place un système de location longue durée à moins de 100 euros par mois. C'est un projet industriel car nous construirons ces voitures en France. "

"Faire bloc" face aux défis écologiques avec "radicalité" mais sans passer par la "décroissance"

Filant la métaphore du "Bâtir ensemble", Elisabeth Borne a affirmé vouloir "apporter des réponses radicales à l'urgence écologique" et estime que "devant les défis, il n'est plus question d'opposer les radicaux aux partisans d'une écologie des petits pas".

"Tous nous avons conscience des risques, tous nous devons faire bloc. Je prends ce mot de radicalité à mon compte. Nous enagerons des transformations radicales dans nos manières de produires, de nous loger, de nous déplacer, de consommer."

Par contre Elisabeth Borne "ne croit pas un instant que cette révolution climatique passe par la décroissance":

"Au contraire, la révolution écologique que nous volons mener, ce sont des innovations, des fillière nouvelles, des emplois d'avenir. Car sans activité nous ne pourrions plus le financer."
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Retraites: "Nous devrons travailler progressivement un peu plus longtemps", assure Elisabeth Borne

La première ministre a confirmé la volonté du gouvernement d'augmenter l'âge de départ à la retraite des travailleurs français: "Notre modèle social est un paradoxe, l'un des plus généreux et l'un de ceux où l'on travaille le moins longtemps. Notre système de retraite est une exception alors que l'on part plus tard chez la totalité de nos voisins européens", a lancé Elisabeth Borne.

"Pour la prospérité de notre pays et la perennité de notre système par répartition, pour bâtir de nouveaux progrès sociaux, qu'aucun retraité n'ait une pension inférieure à 1100 euros par mois, oui, nous devrons travailler progressivement un peu plus longtemps", a-t-elle assuré.

"Le plein emploi est à notre portée"

Pour Elisabeth Borne, le "deuxième défi" du gouvernement "est de construire la société du plein emploi".

"Nous devons changer le plein emploi, le bon emploi : ce n'est pas une illusion, le plein emploi est à notre portée."

Elle assure que "lors du précédent quinquennat, nous avons déjà parcouru la moitié du chemin vers le plein emploi" avec une France qui a "le taux de chômage le plus bas depuis 15 ans, le taux de chômage des jeunes le plus bas depuis 40 ans."

Pour la Première ministre,ces résultats sont le fruit des "réformes de fond que nous avons faites: dévérouiller l'apprentissage, rendre le travail plus incitatif avec la réforme de l'assurance chômage..."

Elle confirme, par ailleurs, la transformation de "Pôle emploi" en "France Travail".

"Pas de hausses d'impôts", promet Elisabeth Borne

La Première ministre le promet, il n'y aura pas de hausses d'impôts: "Nous devons cesser de croire qu'à chaque défi, la solution est une taxe, alors pas de hausse d'impôts", a-t-elle promis face à l'Assemblée nationale.

"Nous sommes crédibles, nous avons supprimé la taxe d'habitation et baissé l'impôt sur le revenu", a assuré Elisabeth Borne pour se justifier.

"Dès cet été, la suppression de la redevance audiovisuelle permettra de faire économiser 138 euros par foyer. La fiscalité sera un de nos terrains de débats mais elle peut aussi être un sujet de consensus. Le pouvoir d'achat est un combat collectif, chacun doit y prendre sa part et notamment les entreprises qui dégagent des marges", a-t-elle ajouté.

Elisabeth Borne veut une laïcité "sans accommodement ni compromission"

Dans son passage sur son identité politique, Elisabeth Borne a évoqué la question de la laïcité et de l'égalité:

"Mon identité c'est une France plus forte dans une Europe plus indépendante. C'est l'égalité entre les femmes et les hommes. C'est le respect de la laicité sans accommodement ni compromission. C'est le refus d'opposer les uns aux autres et de désigner des boucs émissaires .C'est le courage de dire la vérité aux Français."

Une commission transpartisane lancée à la rentrée

Face à une Assemblée nationale plus que divisée, la Première ministre Elisabeth Borne veut rassembler les différents groupes politiques. À ce titre elle a annoncé la création d'une commission transpartisane:

"Nous sommes prêts à entendre les propositions de chacun, à en débattre et si nous partageons les objectifs et les valeurs à amender notre projet. Cette méthode de travail, nous devrons l'incarner pour réfléchir collectivement à l'avenir et aux évolutions de nos institutions. Sous l’égide du président de la République, une commission transpartisane sera lancée à la rentrée pour y parvenir", a-t-elle annoncé.

"Le compromis c’est accepter chacun de faire un pas vers l’autre"

"Le compromis ce n’est pas se compromettre, nous répondrons présents", a assuré la première ministre Elisabeth Borne devant une Assemblée nationale où le parti présidentiel n’a pas la majorité absolue.

"Je veux qu’ensemble nous redonnions un sens et une vertu au mot compromis, trop longtemps oublié dans notre vie politique".

"Le compromis c’est accepter chacun de faire un pas vers l’autre. Cela ne signifie nullement l’effacement de nos différences ou de nos convictions, les clivages existent. Bâtir ensemble ne signifie pas renoncer à son identité. La mienne a pour socle les valeurs de notre république, la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité", a lancé la Première ministre.

"Les finances publiques doivent reprendre le chemin de l'équilibre"

Premières clameurs dans l'hémicycle, notamment de la gauche, lors de l'évocation de la situation économique du pays et notamment du rééquilibrage des déficits publics:

"Les finances publiques doivent reprendre le chemin de l'équilibre"

La Première ministre évoque notamment une situation économique qui "s'assombrit".

"L'abstention est le signe d'une démocratie malade", lance Elisabeth Borne

"En m'adressant à vous, c'est à la France que je parle", a lancé la première ministre Elisabeth Borne en ouverture de son discours de politique générale face aux députés.

"Ces dernières semaines, à 4 reprises, les Françaises et les Français se sont exprimés. Par leur message, ils nous demandent de prendre collectivement nos responsabilités. Ensemble nous répondrons aux signes de l'abstention, est le signe d'une démocratie malade", a-t-elle ajouté, évoquant également la guerre en Ukraine et l'épidémie de Covid-19.

"Les prix de l'énergie augmentent et nous devons continuer à protéger les Français", a également lancé Elisabeth Borne.

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Le discours de politique générale débute

Sous les applaudissements des députés "Ensemble" et de légers sifflets de l'opposition et après avoir été introduit par la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, le discours d'Elisabeth Borne débute.

Elisabeth Borne a échangé avec Bayrou et Philippe ce matin

D'après les informations RMC de Paul Barcelonne, la Première ministre Élisabeth Borne a échangé ces dernières heures et ce matin avec plusieurs figures de la Macronie comme son prédécesseur Edouard Philippe ou le président du MoDem François Bayrou.

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Les députés de gauche déposent leur motion de censure avant le discours de Borne

Les quatre groupes de gauche à l'Assemblée nationale ont déposé mercredi leur motion de censure en signe de "défiance" à l'égard du gouvernement, juste avant la déclaration de politique générale d'Élisabeth Borne, a-t-on appris de sources parlementaires.

"En l'absence de vote de confiance", qui n'a pas été demandé par la Première ministre, "nous n'avons d'autre choix que de soumettre cette motion de défiance", justifient les groupes LFI, PS, écologiste et communiste dans leur texte remis à la présidence de l'Assemblée nationale et transmis à la presse.

(AFP)

Une motion de censure va être déposée, mais a peu de chances d'aboutir

La Nupes a annoncé le dépôt d'une motion de censure mercredi à 14h30 contre le gouvernement d'Elisabeth Borne, soit juste avant sa déclaration de politique générale. "Cela mettra chacune et chacun face à ses responsabilités", a affirmé devant la presse la présidente des députés LFI Mathilde Panot, qui voit dans cette motion "une question de principe" face à une cheffe du gouvernement qui "se voile les yeux".

Les quatre groupes de gauche au Palais-Bourbon - LFI, PCF, écologiste, PS - s'y associent mais certains députés individuellement pourraient ne pas la cosigner, comme la socialiste Valérie Rabault qui a pris ses distances vis-à-vis de la Nupes.

La motion devra être soumise au vote de l'Assemblée nationale au moins 48 heures après son dépôt, en vertu de l'article 49-2 de la Constitution, soit vendredi en début d'après-midi au plus tôt. Pour faire tomber le gouvernement, il lui faudrait réunir une majorité absolue, ce qui paraît peu probable faute d'un rassemblement des oppositions.

Le groupe RN (89 députés) notamment n'a pas prévu de se prononcer pour. "Nous, on n'est pas là pour tout bloquer, tout casser, on est là pour proposer des solutions", selon son porte-parole Sébastien Chenu.

De même pour le groupe LR (62 députés): "On ne se prêtera pas à ce jeu", a indiqué son président Olivier Marleix sur LCI. "Cela me paraît assez puéril comme démarche (...) et totalement inutile", a-t-il critiqué, évoquant une "stratégie de tension un peu théâtralisée" de la part de LFI.

Pourquoi il n'y aura pas de vote de confiance

Après son discours de politique générale, Elisabeth Borne n'engagera pas sa responsabilité par un vote de confiance. Ce n'est pas une obligation et la Première ministre évitera ainsi de prendre le risque de "remporter" le bras de fer devant les députés avec le soutien indirect du RN notamment.

>> Pourquoi Elisabeth Borne évite le vote de confiance

Une interview sur TF1 entre l'Assemblée nationale et le Sénat

Entre l'Assemblée nationale (15h) et le Sénat (21h), Elisabeth Borne fera un détour sur le plateau de TF1. La Première ministre sera l'invitée du JT de 20h de la chaine.

Que va dire Elisabeth Borne ?

Quel sera le contenu du discours d'Elisabeth Borne ? Selon les informations de RMC, la Première ministre va s'attacher à présenter trois priorités: l’emploi, la transition écologique et l’égalité des chances.

Elle va aussi tenter de montrer qu’elle prend en compte les différentes sensibilités qui ont désormais des représentants dans l'Assemblée nationale, autour de l'idée qu'il faudra "bâtir ensemble".

>> Toutes les coulisses de la préparation du discours d'Elisabeth Borne

Le grand jour pour Elisabeth Borne

Nommée Première ministre en mai, fragilisée après les résultats des élections législatives avec une majorité relative et non absolue, Elisabeth Borne passe son "grand oral" ce mercredi avec son discours de politique générale, à l'Assemblée nationale puis au Sénat. Une véritable épreuve du feu pour l'ancienne ministre du Travail, surtout face aux députés, très divisés.

Laurent Picat, Maxime Martinez, Guillaume Dussourt