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Européennes: Emmanuel Macron monte en première ligne contre "le démantèlement de l'Europe"

A quelques jours du scrutin de dimanche où les sondages donnent la liste qu'il défend au-coude-à-coude, voire derrière celle du Rassemblement national de Marine Le Pen, le chef de l'Etat explique pourquoi il monte en première ligne et ne peut pas "être un spectateur, mais un acteur de cette élection européenne", dans un entretien publié mardi par une quarantaine de quotidiens régionaux.

"Risque existentiel" et de dislocation de l'Europe: accusé d'abuser de sa position de Président pour les élections européennes, Emmanuel Macron multiplie les alertes pour justifier sa présence en première ligne de la campagne.

La liste "Renaissance" qu'il soutient, menée par Nathalie Loiseau est donnée derrière le Rassemblement National, dans les derniers sondages. Alors le chef de l'Etat appelle à la mobilisation: "C'est le 26 mai ou jamais" dit-il. 

il explique ne plus pouvoir pas "être un spectateur, mais un acteur de cette élection européenne", dans un entretien publié mardi par une quarantaine de quotidiens régionaux. Pour lui, cette élection "est la plus importante depuis 1979 parce que l'Union est face à un risque existentiel. Si, en tant que chef de l'État, je laisse se disloquer l'Europe qui a construit la paix, qui a apporté de la prospérité, j'aurais une responsabilité devant l'histoire", poursuit M. Macron. 

Emmanuel Macron dénonce "une connivence entre les partis nationalistes et des intérêts étrangers pour, selon lui, le démantèlement de l'Europe". Une référence à la présence à Paris cette semaine de Steve Bannon, l'ancien conseiller de Donald Trump et soutien de Marine Le Pen.

Emmanuel Macron défend par ailleurs son bilan: pouvoir d'achat en augmentation, chômage au plus bas... Il propose d'avancer sur l'écologie, avec une taxation commune du kérosène en Europe.

Emmanuel Macron veut également mettre en place "une convention fondatrice européenne après les élections" mêlant dirigeants et citoyens, pour "définir la stratégie de l'Europe pour les cinq années à venir, y compris les changements de traités" qui pourraient en résulter.

Paul Barcelonne avec Xavier Allain