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Je suis parfaitement loyal à François Fillon, je l’ai toujours été, mais il ne faut évacuer aucune hypothèse

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François Fillon va-t-il devoir passer la main dans la course à la présidence de la République? Eric Brunet s’est posé la question dans son émission mercredi. Et pour Philippe Gosselin, député (LR) de la Manche et proche d’Alain Juppé, il ne faut pas s’interdire de se poser la question.

L’unité de la droite derrière François Fillon commence-t-elle à se fissurer? Une semaine après les premières révélations du Canard Enchainé sur un emploi fictif présumé au profit de sa femme, François Fillon pourrait se retrouver menacé par son propre camp. Selon Philippe Gosselin, député (LR) de la Manche et proche du camp d’Alain Juppé, il faut en tout cas "envisager toutes les hypothèses", comme il l’a dit dans Radio Brunet mercredi. "Je n’appelle pas à un plan B, mais je pars du principe que gouverner c’est prévoir. Quand un certain nombre de difficultés apparaissent, le rôle d’un responsable c’est d'envisager les hypothèses qui peuvent suivre. Moi, je suis aux côtés de François Fillon, il n’y a aucun doute. Je souhaite que la justice puisse rapidement faire son œuvre et que l’abcès soit crevé. Maintenant, je ne sous-estime absolument pas les dégâts aujourd’hui, le doute qui s’est installé dans la tête de beaucoup de nos concitoyens. Je crois que nous ne serions pas responsables si nous évacuions les hypothèses qui pourraient se poser".

Philippe Gosselin assure être, "parfaitement loyal à François Fillon, je l’ai toujours été". "Mais il ne faut évacuer aucune hypothèse. Ce qui suppose donc de se poser un certain nombre de questions. (…) Il y a plusieurs hypothèses: ça peut être un bureau politique, ça s’est déjà vu. Ça peut être aussi un appel de la société civile, ça s’est déjà vu aussi. Ça peut être un appel de parlementaires qui avaient soutenu tel ou tel candidat. A ce stade, tout est possible", assure Philippe Gosselin.

Radio Brunet (avec AM)