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Législatives: accord trouvé entre La France insoumise et le Parti socialiste

Le logo du Parti Socialiste

Le logo du Parti Socialiste - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Le PS et LFI se sont mis d'accord ce mercredi 4 mai en vue des prochaines élections législatives. Reste au conseil national du PS à valider cet accord.

Après d'âpres et longues négociations, le Parti socialiste et La France insoumise ont trouvé un accord total en vue d'une alliance de la gauche aux prochaines élections législatives. Reste au Conseil national du PS à valider cet accord pour que le parti entre en place dans l'alliance NUPES (Nouvelle union populaire écologique et sociale) qui regroupe maintenant LFI, Europe écologie-Les Verts et le Parti communiste français.

"Nous voulons faire élire des député.es dans une majorité de circonscriptions, pour empêcher Emmanuel Macron de poursuivre sa politique injuste et brutale, et battre l’extrême-droite", indique un communiqué commun.

"Une histoire différente avec la construction européenne"

Les deux partis reconnaissent dans ce communiqué avoir une "histoire différente avec la construction européenne", mais estiment que l'objectif commun est de "mettre fin au cours libéral et productiviste de l’Union européenne et construire un nouveau projet au service de la bifurcation écologique et solidaire".

Le communiqué commun du PS et de LFI, porte principalement sur le programme et ne parle par de la répartition sur les circonscriptions, qui a été trouvé ce mercredi matin, alors que les discussions bloquaient sur une petite dizaine de circonscriptions, notamment dans l'Est parisien.

Des désaccords internes

L'annonce de cet accord ne passe pas chez certains grands pontes du Parti socialiste, comme l'ancien Premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, qui dénonce la signature "d'une réddition" et appelle "les socialistes à refuser cet accord sous toutes les formes".

L'ancien président du conseil général de la Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, parle de la "fin d'une aventure commune" en réponse à un tweet de son successeur Stéphane Troussel qui estimait que s'opposer à un accord PS/LFI est "un contresens".

Dans le même temps, le NPA, qui doit encore négocier un accord avec l'Union populaire, "regrette" que "le Parti socialiste soit ainsi intégré, et pas de manière marginale, à l’alliance en construction pour les législatives."

J.A. avec la rédaction