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Municipales 2020: le Rassemblement national mise sur la Seine-Saint-Denis

Un mois après les Européennes, tous les partis politiques travaillent aux municipales. Le Rassemblement national convoite une centaine de villes.

Après sa victoire aux élections Européennes, le RN s'est très vite lancé dans la bataille des municipales. Il devrait être présent dans 400 à 500 communes en France et convoite sérieusement, en plus de Perpignan, une centaine de villes: comme Lens et Denain, dans le nord de la France.

Mais le RN espère surtout conserver les 10 communes remportées en 2014: comme Beaucaire, Villers-Cotterets ou encore Hénin-Beaumont.

Le pari de la Seine-Saint-Denis

Si le RN veut d'abord miser sur les régions Hauts-de-France ou Grand-Est, il compte aussi, c'est peut-être plus surprenant, s'implanter en Seine-Saint-Denis. Là, il n'a aujourd'hui aucun élu municipal.

La Seine-Saint-Denis est un département emblématique, pour le RN. C'est le fief de Jordan Bardella, tête de liste lors des élections Européennes. Le parti est arrivé en tête dans 17 communes sur 40, de quoi aiguiser les appétits.

"Les Français nous écoutent là où les questions prioritaires sont la sécurité et l'immigration", affirme un cadre, qui espère remporter au minimum 4 mairies, dont Drancy et Livry Gargan.

Des craintes sur le terrain

Pourtant, sur le terrain, les troupes sont plus mesurées: "On est tous bénévoles, le parti nous paye un téléphone pour toute la fédération", confie un militant.

Lui, redoute de devoir présenter des candidats fantômes, qui acceptent tout juste d'apposer leurs noms sur les affiches, sans faire campagne. Mais au gré des opportunités d'alliance avec des candidats de droite, le parti pourrait au cas par cas, décider de retirer ses listes.

Paul Barcelonne (avec Caroline Petit)