RMC

Municipales de 2020: la stratégie de LREM

La République en Marche, dans la course aux municipales. Le parti dévoile à la mi-journée, en conférence presse, le nom de ses premières têtes de listes pour les élections municipales, prévues en mars 2020.

A 10 mois du scrutin, pas de grandes surprises attendues, pas de grandes villes non plus. Selon nos informations, 20 à 30 candidats devraient être désignés, au prix de quelques subtils équilibres.

Priorité aux villes moyennes

La commission nationale d'investiture de LREM se penchera plus tard sur le cas des grandes métropoles, comme Lyon et surtout Paris, où la bataille fait rage, et ou LREM espère dévoiler le 10 juillet le nom du candidat. Dans ces grandes villes, rien n'est encore tranché.

Le parti va donc officialiser cette première vague de candidats, en balayant tous les cas de figure auxquels LREM va être confrontée.

Première investiture de poids: Reims. Selon nos informations, l'avocat Gérard Chemla va officiellement être désigné candidat. Ce marcheur de la première heure sera opposé au maire Les Républicains sortant, Arnaud Robinet. D'abord Macron compatible, puis devenu indésirable depuis son soutien à la liste Bellamy pendant la campagne des Européennes.

Le choix des candidats

Autre stratégie pour LREM: investir des parlementaires, comme Anne-Laurence Pétel, la députée des Bouches du Rhône, à Aix en Provence. Mais La République En Marche ne présentera pas de listes partout en France. Dans plusieurs villes tenues par des maires de droite, qui font les yeux doux à Emmanuel Macron, le parti pourrait soutenir les sortants.

Quitte à décevoir certains militants. Comme à Tours, avec Christophe Bouchet, ou à Orléans avec Olivier Carré. Tous les deux signataires de la tribune en soutien à Emmanuel Macron, la semaine dernière.

Paul Barcelonne (avec Caroline Petit)