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"Ne pas devenir une république bananière": Consigny tacle Macron et appelle à un "contre-pouvoir"

Candidat aux législatives dans les Yvelines sous la bannière des Républicains, l'avocat Charles Consigny estime qu'Emmanuel Macron agite de nouveau l'épouvantail du vote utile au détriment de la démocratie.

L'appel au vote utile va-t-il de nouveau fonctionner? Emmanuel Macron a dramatisé jeudi les enjeux des législatives en se présentant comme le seul à pouvoir faire rempart aux "extrêmes" de gauche et de droite qui, en cas de victoire, "ajouteraient au désordre mondial un désordre français". L'avocat Charles Consigny, candidat dans la 3e circonscription des Yvelines, regrette cette posture du président de la République. Dans Les Grandes Gueules sur RMC ce vendredi, il estime qu'agiter la menace d'une arrivée des forces de Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale n'est qu'une tactique politicienne.

"La ficelle est un peu grosse"

"C’est le nouvel épouvantail que Macron agite pour gagner sur la peur et non pas sur l’adhésion. Mais je ne pense pas que les Français se laisseront de nouveau voler leur liberté de vote. La ficelle est un peu grosse. Les Français doivent arrêter de se laisser avoir par ce vote contraint que leur impose Macron avec ses idiots utiles. Ils essayent d’installer leur match. Entre les outrances des Mélenchonistes et le parti unique d’Emmanuel Macron, je pense qu’une autre voie est possible. Les Républicains sont ancrés dans leur territoire. Il y a un risque évidemment, on ne le nie pas. Mais j’espère que les Français ne se laisseront pas abuser."

"Quand Macron n’a que des députés godillots, il n’y a aucune espèce de contre-pouvoir dans le pays"

Après la présidentielle catastrophique, l'heure n'est pas non plus à l'euphorie chez Les Républicains. La droite risque de perdre son statut de premier groupe d'opposition à l'Assemblée nationale où elle détient aujourd'hui une centaine de députés. Les sondages promettent de 30 à 60 députés environ aux LR et à leurs alliés de l'UDI. Mais Charles Consigny dit espérer atteindre les 100 sièges, comme lors de la législature précédente.

"Ce que je ressens, c’est l’envie d’une respiration démocratique donc de députés d’opposition constructifs et forts. Macron nous a habitué au vote par défaut et la démocratie ne se fait pas défaut. Quand Macron n’a que des députés godillots, il n’y a aucune espèce de contre-pouvoir dans le pays et je pense que la France ne peut pas devenir une république bananière."

J.A.