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Présidence LR: François Grosdidier, le maire de Metz, quittera le parti si Eric Ciotti est élu

François Grosdidier

François Grosdidier - AFP

Dans "Charles Matin" ce jeudi sur RMC, le maire de Metz François Grosdidier a affirmé qu’il quitterait les Républicains en cas de victoire d’Eric Ciotti pour la présidence du parti.

Ce sera sans lui. Si Eric Ciotti est élu président des Républicains (premier tour les 3 et 4 décembre, éventuel second tour les 10 et 11 décembre), François Grosdidier claquera la porte du parti. C’est ce que le maire de Metz a affirmé dans "Charles Matin", ce jeudi sur RMC. Il votera pour Bruno Retailleau, mais plutôt par défaut, puisqu’il aurait préféré une candidature plus ancrée localement et n’es pas convaincu par les positions d’Aurélien Pradié et Eric Ciotti.

"Mon choix aurait été le maire d’Orléans, Serge Grouard, explique François Grosdidier. Il incarnait beaucoup plus la droite modérée, le gaullisme social, un intérêt pour l’écologie. Beaucoup de valeurs qui sont aujourd’hui trop absentes chez les Républicains. Il n’a pas été en compétition parce que les élus locaux ne pouvaient parrainer au même titre que les parlementaires. Je regrette un peu la confiscation de cette élection par la direction nationale. Même si je ne partage pas beaucoup de ses positions, je pense que Bruno Retailleau, plus qu’Eric Ciotti, ouvrirait, se réconcilierait et écouterait davantage les élus locaux. Mais je me reconnais de moins en moins dans un mouvement qui se coupe de ses racines locales."

"Eric Ciotti affichait de la sympathie pour le président Poutine avant la guerre en Ukraine"

Si les adhérents LR désignent Eric Ciotti, le député des Alpes-Maritimes, François Grosdidier rendra sa carte. "Je ne redonnerai pas ma cotisation, confirme le maire de Metz. Il affichait de la sympathie pour le président Poutine avant la guerre en Ukraine. Je ne pourrai plus rester dans un mouvement dont je suis membre depuis 40 ans. J’ai adhéré au mouvement gaulliste en 1980, quand j’étais tout jeune."

LP