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Premier duel tricolore pour l'ouverture du tournoi de Roland-Garros

Le tennisman Lucas Pouille, à l'ATP Tennis Open, le 15 mai 2017 à Rome.

Le tennisman Lucas Pouille, à l'ATP Tennis Open, le 15 mai 2017 à Rome. - Andreas Solaro - AFP

Le tournoi de Roland-Garros s’ouvre aujourd’hui sur la terre battue parisienne. La compétition pourrait être rude pour les Bleus, qui s’affrontent aujourd’hui avec un duel Lucas Pouille-Julien Benneteau.

Le célèbre tournoi de tennis sur terre battue de Roland-Garros s’ouvre aujourd'hui à la porte d’Auteuil à Paris. A l’exception de la franco-américaine Mary Pierce en 2000, aucun joueur français n’a remporté la compétition depuis 1983. Yannick Noah lui-même concède que cette année pourrait être difficile pour les Bleus, et s'impatiente:

"On n'a pas de favori cette année, il y a beaucoup de gars qui ont eu un début de saison un peu mitigé, avec des blessures notamment. C'est un long tournoi, pour peu qu’il y ait un de nos meilleurs joueurs qui parte bien, l’important c’est de passer déjà deux trois tours, pour se lancer. 34 ans c'est long, qu’est-ce qu’ils foutent ?"

Cet après-midi, deux Français s'affronteront déjà, Lucas Pouille et Julien Benneteau. L'occasion pour Lucas Pouille, un des espoirs tricolores, de confirmer ses bonnes performances. Avec une demi-finale à Monte-Carlo, un tournoi remporté à Budapest, son début de saison sur terre battue a été sans faute. La suite un peu moins, avec son élimination dès le premier tour de Rome et Madrid à cause d’une angine. 

Eliminé sèchement au second tour de Roland-Garros l'an dernier, il n’a jamais vraiment brillé sur la terre parisienne, mais se sent "plus fort que les autres années, donc (avec) des ambitions plus élevées".

Mais le joueur reste très prudent:

"Il y a eu des années où les Français ont hyper bien joué avant et n’ont pas forcément brillé à Roland-Garros, pour moi ça veut pas forcément dire grand chose. J'ai fait un très bon début de terre battue, j'ai gagné 9 matchs sur 10, mais je peux pas dire si je vais faire un super tournoi, c’est impossible. Si je le dis et que je me trompe, on me le reprochera, et si je dis que je vais faire un mauvais tournoi, et que finalement je joue hyper bien, on va dire que j’ose pas dire la vérité."

Et la pression des attentes françaises ne lui font pas peur toutefois: "Je suis plus attendu et c’est normal, quand on a des bons résultats, quand on fait partie des meilleurs joueurs français: il faut prendre le côté positif des choses et se dire que le contraire serait plus inquiétant."

L.A., avec Eric Salliot et Camille Gelpi