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Saint-Etienne-du-Rouvray: "Pour faire le deuil et tourner la page, il ne faut pas rester sur ce qui est arrivé"

A Saint-Etienne-du-Rouvray, un mois après, l'émotion est toujours vive

A Saint-Etienne-du-Rouvray, un mois après, l'émotion est toujours vive - AFP

REPORTAGE - Le 26 juillet dernier, deux terroristes pénétraient dans l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) et assassinaient le Père Hamel. Un mois après, dans cette commune, le vide laissé par le curé n'est toujours pas comblé.

Il y a tout juste un mois, la commune de Saint-Etienne-du-Rouvray vivait l'horreur. Deux terroristes entraient dans une église et assassinaient, au nom de Daesh, le père Jacques Hamel. Une tragédie qui n'en finit pas de marquer les habitants de cette petite ville de 30.000 habitants. Ainsi, un mois après cet acte terroriste, il n'y a pas un jour sans qu'Hervé ne repense à cette journée du 26 juillet. Et pas une messe sans que l'émotion ne prenne le dessus.

"Aussi bizarre que cela puisse paraître, parfois je me dis qu'il y aura le père Jacques Hamel qui va dire la messe. Et après je me dis que non, qu'il est maintenant aux cieux, raconte-t-il. C'est l'habitude. Il ne nous a pas quittés…" S'en suit un revers de la main pour balayer les larmes et tenter de trouver un sens à ce drame. "Je garde l'image du père Hamel nous faisant de superbes sermons, poursuit-il. Cela nous rappelle à tous que l'on doit monter vers le ciel. On a un regard différent lorsque l'on est chrétien. Nous portons un regard d'espérance…"

"On va y arriver"

Aller de l'avant, c'est ce que demande le père Auguste, le curé de la paroisse de Saint-Etienne-du-Rouvray. "Pour faire le deuil et tourner la page, il ne faut pas rester sur ce qui est arrivé, assure-t-il. Il faut plutôt en tirer des leçons, voir comment nous pouvons un avenir meilleur". De son côté, Hubert Wulfranc le maire de Saint-Étienne du Rouvray, estime que "l'ensemble des Stéphanais me semble être dans un moment de rebond".

"Dès l'hommage, nous rebondissions ensemble pour tout de suite réenclencher la vie, poursuit l'édile. Nous allons très tranquillement mesurer la bienveillance lors de la rentrée scolaire. Comme je dis toujours aux Stéphanais: 'On est des costauds ici. Il n'y a pas de problème, on va y arriver'".

M.R avec Quentin Pommier