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Privés de poubelles jaunes, des habitants des Yvelines obtiennent gain de cause (mais restent en sursis)

RMC S'ENGAGE POUR VOUS - Les habitants d'un quartier de Beynes (Yvelines) ont obtenu gain de cause et bénéficient désormais de poubelles jaunes dans leur lotissement. Mais ils restent sous l'étroite surveillance de la mairie.

RMC revient sur l'histoire des oubliés des poubelles jaunes, dans les Yvelines. Les habitants de la ville de Beynes, ça ne s'invente pas, et plus précisément les habitants d'un quartier, le quartier de la ferme de l'Orme, une trentaine de logements collectifs, en étaient privés depuis presque 4 ans. Pendant toutes ces années, ils ont réclamé des poubelles jaunes pour pouvoir trier leurs déchets. Mais on leur avait toujours dit non.

La communauté de communes avait également refusé d'accorder une interview à RMC, assurant que ce ne serait pas des journalistes qui changeraient les choses, et que de toute façon ça ne servait à rien de mettre des poubelles dans cette résidence car le tri était mal fait. Mais RMC a appelé le maire de Beynes à plusieurs reprises et il y a quelques jours, les poubelles jaunes sont arrivées au pied du sapin.

"Cela va nous permettre de pouvoir trier correctement", assure Guillaume Duméry, un des habitants de la ferme de l'Orme. "On nous refusait ces poubelles parce qu'on vivant en logement collectif. En m'installant ici, j'ai questionné la mairie et on ne m'a jamais vraiment répondu".

"La seule chose qu'on nous a proposée, c'est de construire un local pour enfermer les poubelles et ça coutait 25.000 euros à payer de notre poche", raconte-t-il alors que c'est une obligation légale pour les communes de fournir des poubelles.

"On n'a que deux poubelles jaunes pour une trentaine de logements"

Et le combat n'est pas terminé: "On n'a que deux poubelles jaunes pour une trentaine de logements. Ce n'est pas du tout suffisant. Surtout que les emballages, ça prend plus de place que les déchets ménagers. En plus, les poubelles standard sont ramassées deux fois par semaine alors que les poubelles jaunes, c'est seulement une fois", déplore Guillaume Duméry.

"Moi, je suis content, c'est enfin un premier pas mais il y a encore du boulot. Il faut qu'on se surveille, qu'on prenne pas ça pour un acquis et montrer qu'on peut faire les choses encore mieux".

Et les habitants sont surveillance: "On doit prouver qu'on sait bien trier. Donc on va d'abord réussir à prouver qu'on fait les choses bien, même si on est un immeuble collectif, leur montrer qu'ils peuvent avoir confiance en nous. Du coup, moi, si je vois qu'un habitant fait mal le tri, j'interviens, je mets une petite affiche pour expliquer par exemple qu'il faut plier les cartons, ne pas mettre de sac", prévient Guillaume Duméry.

Marie Dupin