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Accueil de migrants à Saint-Brévin: "Nous avons eu à coeur de montrer qu'on savait ce qu'était la solidarité"

A Saint-Brévin-les-Pins, 47 migrants sont arrivés de la jungle de Calais le 24 octobre dernier. La mobilisation des habitants sur place est spectaculaire: 260 bénévoles sont mobilisés.

A Saint-Brévin-les-Pins, petite commune de Loire-Atlantique de 13.000 habitants, 47 migrants sont arrivés de Calais le 24 octobre dernier. Ce ne sont que des hommes célibataires, âgés de 20 à 37 ans, majoritairement Soudanais, mais aussi originaires d'Érythrée, d'Afghanistan ou de Birmanie.

Après des coups de feu tirés contre la façade du centre d’accueil quelques jours avant leur arrivée, des manifestations anti-migrants, la tendance semble se renverser sur place, 260 bénévoles sont mobilisés. Un record de solidarité dont Marie-Thérèse est très fière. Elle organise des cours de français 3 fois par semaine: "On a eu honte de ce qui avait été dit sur Saint-Brévin. Les gens ont eu à cœur de montrer qu'on savait ce que c'était que la solidarité, qu'on avait un cœur. Les gens viennent leur proposer une promenade, ils ont été invités dans des concerts, dans des familles".

"C'est à eux de s'adapter mais c'est à nous de montrer comment"

Et l’activité bénévole la plus prisée, c’est l’entrainement de foot avec Pascal Théault, l’ancien entraineur de Caen qui vit aujourd’hui à Saint-Brévin: "Le football ce n'est qu'un moyen. Il faut qu'ils apprennent les règles la discipline le respect du matériel, l'entraide. C'est à eux de s'adapter mais c'est à nous de leur montrer comment".

Les migrants, eux, sont très reconnaissants. Nassir est afghan il a même écrit une lettre aux bénévoles pour les remercier: "Tous ces habitants qui viennent jour et nuit, nous aident, je les aime tellement. On n'est oubliés par personne il y a toujours quelqu'un pour venir nous parler avec le sourire. Nous n'oublierons pas ces sourires".

Les migrants ont jusqu’à la fin du mois d’avril pour tisser des liens avec les habitants de Saint-Brévin après cette date, le centre d’accueil fermera ses portes.

P.B. avec Anaïs Denet