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Lycée vétuste à Aulnay: des travaux d'urgence réalisés mais encore beaucoup à faire

Le 12 décembre dernier, RMC révélait les conditions inacceptables dans le lycée Voillaume à Aulnay-sous-Bois. Pas d'électricité, des fenêtres cassées et des toilettes sans porte... Des travaux ont été réalisés depuis, mais cela reste encore insuffisant pour les élèves et le corps enseignant.

Il y a trois semaines, le ministre de l’Éducation, Pap Ndiaye, s'était rendu en urgence au lycée Voillaume à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) après les révélations de RMC sur la vétusté de cet établissement. Fenêtres cassées, pannes de chauffage, toilettes sans portes, ou encore coupures d'électricité qui obligent les élèves à travailler à la lumière de leur téléphone... Des conditions d'études dans cet établissement de Seine-Saint-Denis "intolérables" pour les 2.400 élèves et leurs professeurs, s'était indigné le ministre.

Des travaux d'urgence avaient été promis par les élus pendant les vacances. Et l'engagement a été tenu. Plus besoin a priori d'éclairer son cahier au flash du téléphone portable. Le problème des coupures électriques est censé être résolu et les ampoules fonctionnent à la bibliothèque gérée par la documentaliste.

“On est très content de retrouver de la lumière. Après, c’est la preuve que ces travaux-là, ils pouvaient être faits”, indique-t-elle.

Les élèves ont remarqué des petits changements dans le bâtiment A. En 2023, désormais, quasiment toutes les toilettes ont des portes. Mais pour le changement des fenêtres cassées, il faut attendre février. “J’ai gardé mon manteau en cours parce que j’avais trop froid”, confie une élève.

Une rénovation complète... en 2028

Élèves et enseignants sont soulagés que les promesses aient été tenues, mais ils attendent plus. “Ce n’est pas un gros changement, je trouve. Il y a des moisissures… C’est le bâtiment en lui-même qu’il faut rénover”, explique un lycéen.

Une rénovation complète du bâtiment est prévue pour 2028. Mais pourquoi si tard, se demandent plusieurs ados? Les professeurs, comme Léo Kloeckner, attendent de véritables solutions.

“A la suite d'un buzz médiatique, on a eu des travaux sur des problèmes d’urgence. Je n’ai pas envie de dire que c’est juste un sparadrap sur une fracture, mais on attend quand même des choses plus structurelles”, admet-il.

Les enseignants demandent aussi des moyens humains et veulent notamment savoir si les deux postes vacants d'agents de maintenance seront pourvus, pour entretenir l'établissement au quotidien.

Nicolas Traino avec Guillaume Descours