RMC

"Gilets jaunes": doivent-ils arrêter le mouvement?

Après les violences de samedi, les gilets jaunes doivent-ils arrêter le mouvement ? Les dégâts sont considérables, à Paris comme dans plusieurs villes en France. Les symboles de la République ont été attaqués. L’image de la France à l’étranger est dégradée. Mais ça ne semble pas contrarier la détermination des gilets jaunes.

La violence doit être condamnée, mais la violence peut être comprise. C’est le sentiment de plusieurs gilets jaunes après cette mobilisation de samedi. Jean-François Barnaba est mobilisé dans l’Indre. Il ne se sent pas du tout responsable des actes malveillants du week-end.

"Ce qui s'est passé la responsabilité en incombe au gouvernement par sa gestion catastrophique du maintien de l'ordre. Le mouvement doit continuer à s'exprimer et ça s'amplifie encore."

Comme chaque semaine maintenant, de nouveaux appels à manifester sont diffusés sur les réseaux sociaux pour samedi prochain. Certains gilets jaunes souhaitent amplifier les actions dès aujourd’hui. Pas question de s’arrêter. Mais possibilité de négocier.

"Nous n'irons pas pour négocier quelques cacahuètes"

En tout cas pour certains, comme Christophe Chalençon, gilet jaune dans le Vaucluse. Il condamne toute forme de violences. Il signe dans le JDD une tribune "pour une colère constructive", avec une dizaine d’autres gilets jaunes libres, prêts à rencontrer le Premier ministre aujourd’hui.

"J'irai car c'est du devoir de certains de rentrer en contact avec ces gens-là qui se croient dans une bulle et qui n'en descendent pas. On va essayer de percer la bulle et de les faire descendre. Nous n'irons pas pour négocier quelques cacahuètes. On veut un changement de cap."

Ces gilets jaunes réclament notamment "l’ouverture d’états généraux de la fiscalité", une "conférence sociale nationale", "l’organisation de référendums réguliers sur les grandes orientations sociales et sociétales du pays" ou encore la proportionnelle pour les élections législatives.

Matthieu Rouault (avec J.A.)