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"Le but c'était de s'en sortir": le témoignage poignant d'un des sauveteurs rescapés de la tempête Miguel

Hommage national ce jeudi aux trois sauveteurs qui ont perdu la vie en mer vendredi dernier alors qu'ils partaient porter assistance à un marin-pêcheur : Yann Chagnolleau, Alain Guibert et Dimitri Moulic.

Le président de la République, Emmanuel Macron, est aux Sables d'Olonne, en Vendée, pour une cérémonie au mémorial des Péris en Mer de la commune à partir de 11h30.

La cérémonie est ouverte au public. Les 3 sauveteurs décédés mais aussi les 4 survivants recevront la légion d'honneur des mains du président, comme RMC vous le révélait ce mercredi.

Une minute de silence sera respectée. Les cornes de brume des navires au large retentiront pour un dernier hommage.

"Comment on peut être là aujourd'hui alors qu'on a subi la même chose qu'eux"

Le lieu de la cérémonie étant assez petit, il ne pourra pas accueillir plus de 3.000 personnes, l'Etat a donc installé un écran géant sur le bord de mer, pour les habitants des Sables d'Olonne.

David Bossard l'un des sauveteurs rescapés se réjouit de la venue du président de la République ce jeudi.

"Chacun a pris son poste, chacun a essayé de prendre les meilleures décisions individuellement. Le but c’était de s’en sortir. C’était pas possible. Il y avait 1,50 mètre d’eau dans le bateau, tout le pic avant était remplit, les moteurs s’étaient mis en sécurité… Comment vous voulez vous sortir de ça. Une heure de calvaire. Les trois copains je me dis putain, comment on peut être là aujourd'hui alors qu’on a subi la même chose qu’eux. On a eu cette putain d’étoile qui a brillé à un moment donné", témoigne le marin.

"Il faut repartir"

Et de poursuivre: "Il y a eu la marche silencieuse, tous les gens se sont rassemblés, les marins, les copains les autres bateaux, tout le monde. D'apprendre que le président de la République vient rendre hommage à nos défunts, on se rend compte que nos élus sont touchés aussi et se déplacent. Je pense que pour les familles c’est important. Les gens nous ont envoyé des milliers de petits mots pour nous, pour les défunts, c’est ce qui nous permet de reprendre du poil de la bête et repartir. Il faut repartir".

La rédaction