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500 doses détruites: les images du centre de vaccination vandalisé près de Toulouse

Après avoir été vandalisé dans la nuit de lundi à mardi, un centre de vaccination de la région toulousaine doit rouvrir ses portes ce mercredi après la perte de 500 flacons jetés au sol, soit l'équivalent de 3500 injections, et désormais inutilisables.

L'équivalent de 3500 vaccins. Un centre de vaccination contre le Covid-19 près de Toulouse a été vandalisé dans la nuit et 500 doses ont été détruites. Aucune inscription ou revendication n'a été observée sur place, a indiqué la maire de Saint-Orens-de-Gameville, Dominique Faure.

"Il s'agit de vandalisme classique: des tables et des chaises ont été cassées ainsi que deux écrans d'ordinateurs", a-t-elle précisé, ajoutant que le système d'alarme dont est dotée la salle associative transformée en centre de vaccination n'avait pas fonctionné.

Il ne manquait plus que les ordinateurs à remplacer, ils sont enfin arrivés mardi, en fin d'après-midi. Fermé pendant 24h, le centre de vaccination de Toulouse va pouvoir rouvrir ce mercredi après avoir été vandalisé pendant la nuit de lundi à mardi.

Aucun tag, aucune revendication, mais des tables, des chaises cassées, des congélateurs laissés ouverts, et surtout près de 500 doses de vaccins jetés au sol, devenus inutilisables.

Une plainte a été déposée par la mairie de la commune et l'enquête est confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Toulouse et à la brigade des recherches de Villefranche-de-Lauragais.

De nouvelles doses acheminées

Lorsque les premiers employés du centre arrive, vers 7h du matin mardi ils remarquent des traces d'effractions sur la porte arrière du bâtiment alors que l'alarme ne s'est pas déclenchée.

À Saint-Orens-de-Gameville, près de Toulouse, cette salle associative, sert de centre de vaccination depuis début juin. Depuis deux mois, elle enregistre 5 à 700 rendez-vous par jour.

"Ça m'inspire beaucoup de tristesse et d'inquiétudes. C'est uniquement de la violence et du vandalisme", déplore Dominique Faure la maire de la ville sur RMC. "Le fait que toutes les doses ont été jetées par terre, même s'il n'y a pas de tags, je suis assez convaincue du lien avec les anti-vaxx", estime-t-elle.

"On a le droit de ne pas être d'accord mais rien ne permet à quiconque de violer les règles. Je suis très inquiète de l'avenir d'une démocratie qui ne s'exprime qu'en choisissant la contestation violente", ajoute l'élue.

Ce sont donc 3500 doses qui n'ont pu être injectées mardi, le temps de la remise en état. À 9h, ce mercredi matin, les portes du centre rouvrent alors que de nouvelles doses de vaccins sont en train d'y être acheminées.

Gérald Darmanin "condamne fermement" ces dégradations, a indiqué le ministère de l'Intérieur. Le 11 août, il avait déjà appelé les préfets à renforcer la "surveillance" des centres de vaccination et des pharmacies, cibles d'actes de malveillance répétés en pleine contestation contre la généralisation du pass sanitaire.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes manifestent tous les samedis depuis cinq semaines contre ce qu'ils considèrent être une "dictature sanitaire".

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Maxime Levy (avec Guillaume Dussourt)